Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog

Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


NOVEMBRE (Album 1)




1- L’Oeuf

2- J’ai touché des fourmis

3- Les Quarantaines

4- Les petites solitudes

5- Souris-moi

6- TOF’Model

7- Fuite par le haut

8- Le Colosse

9- Au Rimbaud…

10- La fin du voyage

11- Novembre  



                   Photomontage et paroles: Christophe ToF' 

                2000-2003 EnfantdeNovembre









©2008 - Copyright France
TOF'EnfantdeNovembre - Tous droits réservés

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

L'OEUF

Tu es la femme et je suis l'homme
Parfois toi l'homme et moi la femme
Tu as l'idée et moi j'ai l'âme
Tu es la femme et moi le môme.

Tu es le 6 et moi le 9
Parfois toi l'neuf et moi le vieux
Tu es la coquille et moi l'oeuf
Toi la coquine, moi les yeux.

Tu es la danse et moi le pas
Parfois toi l'pas, moi l'amputé
Tu es l'action, moi le trépas
Tu es la main et moi... le pied!

Tu es la femme, je suis l'objet
Parfois moi l'homme et toi le jouet
Tu as l'esprit et moi le coeur
Et toi le coeur, mais moi la peur.

Tu as le sexe et moi l'désir
Parfois moi l'oeil, toi l'illusion
Tu as le corps, moi le plaisir
Quand j'ai l'Oedipe, t'as le pardon.

Tu es l'affamée, je suis l'ogre
Tu es la femme et moi le môme
Tu es le six et moi le neuf
Tu es la coquille et moi l'Oeuf.























~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J'AI TOUCHE DES FOURMIS




J‟ai touché des fourmis

Je me suis fait tout petit

Effleuré des fourmis

Fait d‟entre les parpaings gris

Un petit coin de paradis…


J‟ai chanté les fourmis

Des hymnes aux hyménoptères

Mis des ailes aux fourmis

Me suis redonné de l‟air

Un coup d‟pied dans ma fourmilière!


J‟ai palpé des fourmis

A la lueur des réverbères

Caresser des fourmis

C‟est s‟adoucir à l‟éther

C‟est faire l‟amour avec la terre


J‟ai broyé des fourmis

La seule façon de me taire

Inhumé des fourmis

Leur asticoter le vers

Leur faire joli cimetière!


J‟ai mangé des fourmis

Leur ai promis mes hivers

J‟ai du sang de fourmi

J‟ai le statut d‟ouvrière

Je suis la plus populaire!


J‟ai touché des fourmis

Et je me suis vu en grand

J‟ai touché des fourmis

Pour faire d‟un troupeau mourant

Un peuple grand et bien vivant.


 

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



LES QUARANTAINES

Les Quarantaines
A l’heure où la beauté
Touche à son apogée
Le beau du maquillage
Est le démaquillage

Les Quarantaines
A l’heure où la féminité
Peut enfin se libérer
Où la vie est un secret
Et elle embellit vos plaies

Les Quarantaines
Entre deux hommes qui les malmènent
Prennent le large pour d’autres plaines
Aspiration à une vie saine
Et l’élégance de la peine

En quarantaine…
Quand elles se disent dépressives
Qu’est-ce qu’elles sont belles!
La cigarette au bout des lèvres…

Les Quarantaines
Talents aiguilles et dessous chics
Sous leurs champs magnétiques
Leur vie peut devenir…

… un livre.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



LES PETITES SOLITUDES

Des instants éphémères
Des instincts, des chimères
Des heures à vivre seul
Au fond de son linceul

Des jours qui se font nuits
Encore trop tôt pour l'ennui
Cette petite solitude
C'est moi qui l'ai voulue

___Tout le monde a vécu ça
Le plaisir des petites solitudes
En quête de soi
Le meilleur des interludes

Des heures libres, chez moi
C’est moi qui fait ma loi
Des instants à mon gré
Solitude est Liberté

Des nuits à explorer
Les tréfonds de mon âme
Je suis seul pour m'aimer
Je peux même être une femme

___Tout le monde a vécu ça
L’extase des petites solitudes
On a tous aimé ça
Vivre de nos douces inquiétudes

Il en est des plus dures
Qui révèlent des fêlures
Celles qui peuvent arriver
Sans qu’on n’l’aie demandé

Elles ne sont en fait qu'une
Celles de l'isolement
C'est la Grande Solitude
Qui vous mène au néant

___Tout le monde peut vivre ça
La souffrance de la Grande Solitude
Entre nous, il n’y a qu’un pas
Et ça, oui, c’est une certitude…


___Tout le monde a vécu ça
L’ivresse des petites solitudes
Comme on les aime quand on les a
On les aime, les petites solitudes.




















~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~




SOURIS-MOI

Souris-moi
De te voir de bonne humeur
Rassure-moi
Et du baume dans mon cœur…
Souris-moi
Quand les larmes t’engloutissent
Parle-moi
Parle, ma belle Azaïs…
Souris-moi
De t’attendre si tu glisses
Dans l’au-delà
Ton ambiance est une éclipse…
Souris-moi
Ne serait-ce qu’avec le cœur
Détends-moi
Empêche-moi d’avoir peur…

Souris-moi encore, ici et là
Si tu es d’accord, souris-moi
Souris-moi trésor, quand je suis là
Et jusqu’à l’aurore, souris-moi

Souris-moi
Même si c’est dans la pénombre
Qu’il fasse froid
Je veux voir sourire ton ombre…
Souris-moi
Dans la peine ou dans la joie
Sauve-moi
De l’amour que j’ai pour toi…
Souris-moi
Sous la pluie ou dans l’éclat
D’une étoile
Ou sur le bout d’un pétale…
Souris-moi
Même cachée sous une tombe
Je souris à
La plus belle des colombes…

Souris-moi encore, ici et là
Si tu es d'accord, souris-moi
Souris-moi amor, quand je suis las
Et après l’aurore, souris-moi.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



TOF'MODEL

Je pose en Une de Elle
J’m’exprime dans Marie-Claire
J’me fais Polichinelle
Pour plaire aux ménagères

J’ai tout pour déplaire
Je suis un grand mannequin
Imbibé de mystère
J’oublie qu’je suis humain

Je cours les Hautes-Coutures
Et je suis féministe
Moi j’ai mauvaise allure
Au poste de police!

Moi j’ai un nom
Je suis un Tof’Model
Je porte un pantalon
Sur un jupon bleu-ciel


Je suis Tof’Model
Un anti Top-Model
Je pose en Une de Elle
Je porte un pantalon
Par-dessus mon jupon
J’attise l’admiration

Je porte une étiquette
On m’voit dans les mensuels
Quand je mets ma casquette
Je passe pour un rebelle

J’ai plein de succès
Et je suis à la mode
Car ça ne dure jamais
Mais j’vais aux antipodes

J’suis la nouvelle idole
Je suis celui qu’on aime
J’me transforme en symbole
J’ai l’culte de moi-même


Moi j’ai un nom
Je suis un Tof’Model
J’ai les cheveux si longs
Je suis… Tof’ La Pucelle


Je suis un Tof’Model
Un anti Top-Model
Je pose en Une de Elle
Je porte un pantalon
Par-dessus un jupon
J’attise l’admiration

Moi j’ai du goût
Je porte des bas en soie
J’suis pas tabou
Je suis légère en soi
Moi j’ai un nom
Je suis un Tof’Model
Voyez comme je suis belle…
Voyez comme Tof’ est con!
Voyez comme Tof’ est con!





















~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



FUITE PAR LE HAUT

*****************************************Pour C.


L’angoisse s’est agrandie
Laissant place à la mélancolie
Sensible, j’aurai crevé pour elle
Fuite par le bas, sous terre

Les larmes ont pris place
Dans le cœur, dans l’esprit, dans la glace
Fragile, j’aurai craché ma peine
Sur une toile qui saigne

Au désespoir, à la solitude
Regarder vers le ciel
Ne pas sombrer dans les préludes
De la fuite par le bas…
Aux grands chagrins, à la dépression
Se diriger vers le ciel
Fuite par le haut, Création
La tristesse: une œuvre d’art

Confusion des sentiments
Affronter les faits de l’inconscient
Stupeur, j’aurai crié de peur
Droit vers le bas, tu meurs!

Le sourire n’est plus là
Où qu’il aille, il reviendra
Poète, j’aurai écrit mon désarroi
Fuite par le haut, au-delà de soi

Au désespoir, à la solitude
Respirer jusqu’au ciel
Descendre du nord vers le sud
Une fuite vers le bas…
Aux grands chagrins, à la dépassion
S’acheminer vers le ciel
Fuite par le haut, Création
La tristesse: une œuvre d’art.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



LE COLOSSE

Le monde m’a laissé
Du désespoir
Les fleuves m’ont laissé
Choir un soir

A qui puis-je confier
Qu’alors j’ai trop pleuré
Quand toute lune atroce
Et tout soleil amer
J’ai aperçu le Colosse
Qui agite mes nerfs

Comme un papillon de mai
Atteint dans sa noblesse
Comme un enfant si frêle
Qu’on rabaisse

A quoi puis-je rêver
Comment ne pas pleurer
Quand toute lune atroce
Quand tout soleil amer
Quand s’approche le Colosse
Et pénètre ma chair

Le monde m’a tué
Avec ses maux
Les fleuves à pardonner…
Il est trop tôt!

A quand l’éternité
Qu’enfin je puisse pleurer
Avec ma lune atroce
Et mon sommeil amer
Sans plus compter le temps
Déverser à torrent.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~





AU RIMBAUD...

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°A ce café de Saint-Malo
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°Qui s'appelle "Au Rimbaud"...



Crier la peine
Plus que la haine
Vénus Anadyomène
Pour toi…

Des voyelles
Et des couleurs
Frissons d’ombelles
Corps: beaux crieurs
Pour toi…

Pour un sonnet
Du trou du cul
L’enfance s’égaye
Sans sa vertu
Rimbaud…


Au Rimbaud… Rimbaud…
Oh Rimbaud! A ma peau…
Au Rimbaud… Rimbaud…
Au Rimbaud, tout sera beau…

Album zutique
Blagues et bohèmes
Et faire la nique
Pour toi…

« Casquette de moire
Quéquette d’ivoire
Toilette très noire
Paul guette l’armoire »
A toi…

De révolu-
-tion en hallu-
-cination
Provoculation!
Rimbaud…

Au Rimbaud… Rimbaud…
Oh Rimbaud! A ma peau…
Au Rimbaud… Rimbaud…
Au Rimbaud, tout sera beau…



Rimbaud est un esthète
Rimbaud est synesthéte
Rimbaud est un poète
Au Rimbaud… mon âme est une pirouette!

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~





LA FIN DU VOYAGE


C’est la fin du voyage
Désillusion d’hommage
Les derniers équipages
Ont pris le large

C’est le soleil qui meurt
C’est un homme qui a peur
Les premières lueurs
Perdent leurs fleurs

Au milieu de la ville
Seul, se sentir fragile
Comme sous un missile
Annonçant votre exil

C’est un ciel qui s’écroule
Comme une écharpe enroule
La douleur de la foule
Qui se saoule

C’est un arbre calciné
Au milieu de l’été
Au milieu d’un grand pré
Oublié

Au milieu de la mer
Les larmes d’une mère
Encore sous l’amer
Qu’elle croyait éphémère

C’est la fin du voyage
Un bateau qui dérive…
Le temps de tourner la page
Et combler le vide.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~




NOVEMBRE

Des pressions, des angoisses
Dépression me menace
Novembre est là, je perds la fa(s)ce...
Des maux d'âme et d'amour
Démoniaques les jours
D'un novembre assassin et lourd...
Des mots roses, idées noires
Des morts aux yeux d'ivoire
Novembre, noir et sans espoir...
Désespoirs, des détresses
Des espoirs font des tresses
Novembre est là, je me délaisse...
Des tensions, des chaos
Détentions et K.O.
En novembre, tomber de haut...
Des astres et des scorpions
Désastres par millions
Novembre est las, novembre est long...
Des mois sombres, des larmes
Des moissons de décharme
Novembre me tue, me désarme...
Des vendanges en son champs
Des vents d'anges et des chants
C'est Décembre qui descend...

Novembre, oh Novembre
Pour qui tu te prends?

 

 

Paroles: Christophe ToF'M.

©2008 - EnfantdeNovembre
Tous droits réservés


 

 

 

 

 

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents