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une escale dans sa balade labyrinthique...

Par EnfantdeNovembre
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 00:42
- Publié dans : Brèves de Tof'
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Liberez-l-hippocampe-5.JPG

 

 

Depuis le jour où j'ai appris que mon cerveau couvait un hippocampe, je n'ai plus eu qu'un seul désir: le libérer de l'aquarium cerebellum dans lequel il était enfermé. Un hippocampe dans un aquarium devient triste et meurt. L'hippocampe est en voie d'extinction. Le mien n'aura pas eu ce triste sort de mourir de la captivité, de la surpêche ou de la destruction de son milieu. Il n'aura pas fini séché en étalage d'une boutique de souvenirs d'été à la ville close de Concarneau, où j'aime aller par ailleurs, en hiver. Mon hippocampe, il posera peut-être un jour aux côtés de celui de Puerto Vallarta, au Mexique, face au Pacifique à l'étincellant bleuté que contemple non loin John Huston, réalisateur de  “La nuit de l'iguane”. Mon hippocampe, il aura préservé sa capacité d'homotypie et d'homochromie, et son désir vital de féconder propre à tout mâle.


J'ai ouvert les portes et les fenêtres, laissé coulé les fleuves et les rus par où il n'avait qu'à se laisser glisser pour rejoindre de nouveau son habitat aquatique. Sa liberté n'avait pas de prix. Je le pensais jusqu'à ce que je sentisse qu'en le laissant filer, je laissais s'échapper également des stocks de souvenirs qu'il contenait. Et une large zone d'ombre a depuis pris place, entre l'orage et l'arc-en-ciel... Pour recouvrer la mémoire, avec ses failles et ses dédales, il m'aurait fallu retrouver l'hippocampe. Cela aurait impliqué une immersion totale qui me tentait. Une enquête en mer inconnue. Mais quelque part entre deux algues, devait opérer l'exquis poisson aux nageoires rayonnées, boîte magique à souvenirs aquatiques. En lui rendant sa liberté, je lui avais légué du même coup l'étendue des limbes labyrinthiques de mon passé, aux poussières ailées nimbées de trous curieux qu'illumine la perspective étoilée d'un clair de terre.


Eût-il été plus adéquat endroit pour abriter la caisse de résonnance? Non; c'était l'endroit rêvé, et je m'accomodais très bien de cette distanciation qui organisait dans l'espace du monde le positionnement exact des strates temporelles de mon vécu. Car alors que certaines précisions du souvenir nous accablent, on se frustre parfois de souvenirs vagues. Là, tout était limpide: ce qui devait m'échapper s'échappa, et aux alentours de l'empreinte en creux laissée par l'hippocampe dans mon cerveau perduraient les joyaux insubmersibles, qui gravitent autour du coeur...

 

 

Libérez l'hippocampe, libérez l'hippocampe

Laissez-le se faire algue plutôt qu'estampe

Libérez l'hippocampe, libérez l'hippocampe

Qu'il surfe sur la vague plutôt qu'en cul-de-lampe!

(impasse Tof')

 

Extrait du recueil collectif LABYRINTHE(S)

LABYRINTHES


Par EnfantdeNovembre
Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 14:30
- Publié dans : TOF' Book (LAT)
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Chers Jean, Souad, Phil, Aganticus, Emmanuelle, Dominique, Kaloup, Denis, Air Nama, Henri-Pierre, Lenilo, Enfant de Novembre, Damien, Aziyadé, A Lost Child & Cicero, auteurs contributeurs de ce recueil dirigé par Tof’enfantdenovembre, et chers lecteurs,

En même temps que nos remerciements les plus chaleureux pour les textes confiés, nous tenons également à exprimer nos regrets sincères concernant le retard de leurs publications sur le site LAT. Nous avons connus quelques avatars en forme de piratage qui nous ont valu des soirées de prises de bec et de claviers, de labyrinthes enchevêtrés d’improbables codes dégénérés, outre la vie qui défile à vitesse grand V, le quotidien qui nous englue, les engagements qui nous élèvent, les bannières qui planent dans un ciel grisâtre, et puis, tout de même, le printemps ! Enfin !

Merci de votre patience et tant pis pour la confiance qui s’érode, c’est la vie ; l’écriture ou la vie ! Merci à Tof’ qui a réussi à fédérer autour de son idée de recueil labyrinthique de nouveaux auteurs qui nous offrent ce qu’ils ont de plus précieux, leurs écrits, un trésor qu’on lit et qu’on relit, qui nous relie les uns aux autres. Et merci aux « anciens » pour leur fidélité.

Nous espérons que l’aventure ne fait que débuter, au rythme lent des sentiments ou dans la passion exacerbée par l’impatience qu’elle ne cesse de faire naître. Nous croyons toujours et plus que jamais que dans ces temps incertains guidés par une austérité déteinte, l’utopie peut gagner les cœurs et les esprits, que rien n’est joué, qu’il faut y croire, croire en nous, croire que les mots ont le pouvoir et que l’amour finira par l’emporter.

LAT vous aime ô combien ! Et sa fierté est grande de vous garder au cœur de son site, mille mercis à vous tous et longue vie à vos carrières d’auteurs !

LABYRINTHES

http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits/labyrinthes/


Communauté : Transdisciplinarité
Par EnfantdeNovembre
Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:08
- Publié dans : TOF' de visu
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BIENTÔT...

Poemes de l AposTof COUV

 

LATeditions


Par EnfantdeNovembre
Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 12:13
- Publié dans : TOF' la pastiche!
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Un caillou dans la crique, la jolie rengaine

C'est presque mécanique

Un caillou dans la crique ricoche et glousse

C'est un grain dans mon esprit

 

Un gouffre comme contour de mon plastigel

De mon caillou qui saigne et nie la ritournelle

Attendez que je réalise:

On s'est quittés sur une méprise

Une méprise, méprise, éprise...

 

Un caillou dans la crique, la jolie rengaine

C'est presque mécanique

Un caillou au cas où qui glousse, ricoche

Sur la surface de ma vie

 

Je suis le scorpion sur la cardamome

Je traîne des pieds sales sur les rhizomes

Et mon astre est ce caillou qui glousse

Aussi acide qu'un pamplemousse

Je suis fou, c'est indicible

Je résiste à mes disciples

 

Je suis fou, c'est indicible

Je résiste à mes disciples

 

Mon caillou, caillot de surmoi

Un ça dans l'ensemble

Zou les verrous !!

Mon caillou, youyou de combat

A l'assaut des gnous et du vexatoire.

~~~~~

TEXTE ORIGINAL:


Par EnfantdeNovembre
Dimanche 8 janvier 2012 7 08 /01 /Jan /2012 15:23
- Publié dans : TOF' Book (LAT)
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Recueil collectif sur LAT :

recueil LAT


Communauté : Transdisciplinarité
Par EnfantdeNovembre
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 18:21
- Publié dans : Poèmes de l'AposTof'
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by Mystic Child

 

Ce soir je suis bédoin
Majnoun l'amoureux fou
Leila, tu es si loin
Et le réel est flou

Nourris-moi de lumière
Augmente mon désir
-Que ma coupe jamais
De son vin ne soit vide-

Et la nuit je suis fou d'amour
Je te rejoins ma bien-aimée
Je tends des ponts dans mes poèmes
Ainsi soit j'unis nos moitiés

Ce soir je suis bédoin
Majnoun l'amoureux fou
Néant soit mon destin
S'il n'est pas fait d'amour

Nourris-moi de lumière
Augmente mon désir
-Que ma coupe jamais
De son vin ne soit vide-

Et la nuit je suis fou d'amour
De dieu je puis vous révéler
Par-delà l'ombre et l'anathème
'Splendeur de sa féminité!

Ce soir je suis bédoin
Majnoun l'amoureux fou
Je suis en transe et j'oins
Mon corps au coeur cent trous

Nourris-moi de lumière
Augmente mon désir
-Que ma coupe jamais 
De son vin ne soit vide-

Et la nuit je suis fou d'amour
Plus amoureux qu'un amoureux
Oui mais d'orage est fait mon schème
Et mon corps est en feu

-

Ce soir, tu étais moins
La nuit qu'un cri de loup
Ce soir je suis bédoin
Majnoun l'amoureux fou.

 

Extrait du recueil collectif "Sous les candélabres blancs et roses des marronniers en fleurs

& autres nouvelles et poèmes"

paru aux editions LAT 2012 .

recueil LAT


Par EnfantdeNovembre
Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 18:08
- Publié dans : & autres essais
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Camille-des-baionnettes.JPG

 

 

 

Pris d'un besoin urgent de respirer, nous descendions du car pour nous éparpiller tels des pigeons survoltés. Tout au long du trajet, je n'avais cessé de contempler en silence la naturelle sociabilité de Camille. A mon grand dépit mutique, je ne crois pas l'avoir déjà surprise à me regarder; il était évident qu'à  ses yeux j'étais fait d'une absolue transparence, voire d'inexistence.

L'arrivée à Verdun dans la grisaille hivernale fut ponctuée de quelques soucis d'ordre organisationnel, me permettant ainsi d'apprécier plus longuement les spasmes chauds que je m'efforçais de contenir depuis le départ à l'aube dans la cage thoracique de mes angoisses. Mon objectif personnel était de ne surtout pas apparaître aux yeux de Camille de manière aussi inélégante, pour ne pas dire effrayante. Je procédai à un lent et douloureux reflux d'acidité métaphysique qui me brûlait du bide à l'œsophage.

Nous nous dirigions vers un lieu qui restait un mystère, dans une insouciance collective qui ne se mesurait pas à la gravité que semblaient ressentir les adultes. Nous pénétrâmes un espace dénudé où seuls quelques rares chants saccadés d'oiseaux venaient rompre le silence qui d'emblée me sonna. Empruntant une allée bordée de murets austères, nous parvînmes à une petite cour au milieu de laquelle un vieil homme robuste semblait nous attendre. Nous observions à l'unisson les petites croix blanches qui parsemaient le sol poussiéreux comme des herbes rares. Notre hôte se présenta avant de nous faire descendre dans ce qui devait être des tranchées. Le froid saisissant des profondeurs de la terre me donnait l'envie de me réchauffer à d'autres; c'est en vain que je cherchai des yeux celle qui occupait mon esprit.

Après une longue présentation du lieu et de ses fonctions, l'homme nous prépara à un exercice psychologique chargé de nous faire endurer, dans une moindre mesure, les insoutenables réalités passées. Il souleva une énorme plaque de fer nue de tout assemblage, pour la laisser ensuite s'entrechoquer avec le sol qui tremblait sous nos pieds. Assourdis, nous étions censés revivre en temps réel le bruit des bombes...

Nous parcourions en une journée tous les villages anéantis lors de la bataille de Verdun. C'est dans l'un d'eux que je réussis à me réserver quelques minutes de solitude régénérante. Je me recueillais à ma façon dans les confins boisés de cet espace lourd d'histoire. Un instant si bref, comme une parenthèse ouverte suivie d'une apostrophe.

C'est dans la Tranchée des Baïonnettes que je fus soumis, l'espace d'une seconde au plus, au regard lointain de Camille dont au fil des heures semblait s'être ternie à mes yeux sa superbe. Ici où les hommes reposent, dénués de sépulture propre... Une certaine émotion m'avait fait échapper au poids du groupe qui m'englobait, enfouir les odieux tracas de mes viscères sous la monture tout à coup grandiose des Baïonnettes.

A l'Ossuaire de Douaumont, j'attribuais des noms aux soldats non identifiés des trente-six secteurs du champ de bataille, et dont les ossements s'entremêlaient derrière les fenêtres comme des carcasses qu'on entasse. Puis,  tandis que nous longions l'intérieur à pas de mouche, je caressais le granit rose des quelques tombeaux encore humides du passé. Entre les 28deux absides, flanqué d'un vertige face aux spirales de noms inscrits du sol au plafond, je me sentais me figer. J'imaginais cette fois les visages associés à ces noms, dont le mien aurait pu s'y mêler si les circonstances du temps l'avaient permis; je fus égoïstement pris d'effroi en pensant qu'alors j'aurais fini en lettres gravées, que je n'aurais pas connu Camille.

Je m'aperçus tout à coup qu'à ma gauche, elle m'effleurait avec son bras; obéissant à la consigne collective de tous nous tenir par la main, nos doigts s'entremêlèrent et je ressentis un fourmillement d'ondes que j'espérais partagé. La douceur de sa peau me provoquait comme une succession de petites tachycardies, et mon cœur semblait frapper mon corps comme une plaque de fer contre le sol.

 

T', les 21-09-11 et 11-11-11

Extrait du recueil collectif "Sous les candélabres blancs et roses des marronniers en fleurs et autres nouvelles et poèmes"

paru aux éditions LAT

 

recueil-LAT.JPG

 


Par EnfantdeNovembre
Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 17:08
- Publié dans : Poèmes de l'AposTof'
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Nos-cadavres-c-du-caviar--tete-de-tof-.JPG

 

(Petite comptine d'automne/hiver)

 

Nos cadavres, c'est du caviar

Un délicieux agar hagard

Nos cadavres

C'est du caviar...

 

Tof', écrit les 27 nov. & déc.2011

 

____LIRE LA SUITE DANS LE RECUEIL

" POEMES DE L'APOSTOF' "____

Poemes de l AposTof COUV

Retrouvez les précédentes collections comptines automne/hiver de la gamme Tof'Model de Tof':

Tof'Model - Petite comptine d'automne/hiver 2008/2009

Teucrium - Petite comptine d'automne/hiver 2009/2010

A vau l'aube - Petite comptine d'automne/hiver 2010/2011

 

Nos-cadavres-c-du-caviar--tete-de-tof--2-kaleido-bis.JPG


 

 

 


Par EnfantdeNovembre
Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 21:47
- Publié dans : TOF' Book (LAT)
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kolat

Cliquer sur l'image

Par EnfantdeNovembre
Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 23:05
- Publié dans : TOF' aime...
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lunes.JPG

(source photo: google)

 

La nuit dans le désert, le ciel est d'une profondeur religieuse, profondeur accentuée par la nudité du paysage. Les étoiles semblent y être des milliers de torches allumées pour célébrer la déesse lune, pour rendre plus éclatante sa transparence et plus profond son mystère. Inspirés par ce paysage, les Arabes ont accordé une grande importance à la lune. Ils adoptèrent le calendrier lunaire, et deux des piliers de l'islam, le ramadan et le pèlerinage à La Mecque, sont déterminés par l'astre de la nuit. Bref, la lune devint pour les Arabes le symbole de la perfection, du mystère et de la grâce. Jusqu'au jour où les Américcains y posèrent leurs pieds. Ils montrèrent alors un paysage de désolation. La lune n'est que ravins et poussière. Elle ne recèle aucun mystère, elle ne brille d'aucune beauté. Ce fut un petit pas boiteux pour les Américains et un grand saut dans le vide pour les Arabes! Cette parabole -qui peut servir comme une grille de lecture parmi d'autres des évènements du 11 septembre- peut nous éclairer. D'une part, sur le fait que la modernité, incarnée par les Etats-Unis, bouleverse les valeurs de la majorité des êtres humains en démystifiant et en désacralisant le réel sans pour autant les faire profiter de ses bienfaits, ni donner sens à leurs destins individuels et collectifs. D'autre part, les Arabes doivent prendre conscience qu'ils peuvent rendre sa beauté à la nuit de plénitude, à condition de repenser leur vision du monde. "La beauté n'existe que dans les yeux de celui qui la regarde", disait jadis un de leurs poètes...

 

Said Bailal, 2005


Communauté : Pensées d'ailleurs
Par EnfantdeNovembre
Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 16:53

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(...)

T’, le 20-11-2011

 

PLONGEON-TOF-2.JPG


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