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La fureur de l'éternuement

Retrouvez le numéro 3 du mag "La fureur de l'éternuement", par Aziyadé et Tof'




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Mag 3

  • Le-chat-gris--2002
  • Sous-le-soleil-de-Selket--2005
  • Chevaux-pour-Laurence--2006
  • Le-Temple-d Ouro--Facade---2002
  • Sang-titre--2002

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Bienvenue sur le blog de ToF',
une escale dans sa balade labyrinthique.

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 22:53
"Vous êtes une femme qui avez su disposer jusqu’au plus doux de mes battements
Je ne crois pas dès lors qu’il vous soit tâche ardue de me changer
En prestidigitateur du désir
J’aimerais que culminent mes préparatifs lorsque se lèvera la lune
Ils se réduiraient à un simple hommage à la lumière
Je crois profondément que vous seule rendez possible
LA FONTE DES CONTRAIRES
Mais venez donc regarder la belle nuit qu’il fait dans mon amour
Votre langue recueillera avec provocation les mots
Que je n’ai pas osé vous dire
Si nous pressons le pas"
Alejandro Puga, in Paratonnerre


Peu connu en France, Alejandro Puga est un poète et artiste argentin, né en 1957 à Buenos Aires. Son "Paratonnerre" est, selon André Pieyre de Mandiargues, l'un des plus beaux poèmes de langue espagnole du XXème siècle. Puga est le créateur de nombreuses peintures, aquarelles, ainsi que de collages, frottages et autres expérimentations visuelles.
Il a écrit des textes sur Hans Bellmer, Roberto Matta, Joseph Cornell, Victor Brauner et Clovis Trouille.

Pour lire "Paratonnerre": clic
Sites à visiter: site 1 - site 2

alejandro pugas

Alejandro puga emboscada

Alejandro puga hans bellmer        Alejandro puga baudelaire
Hommage à Hans Bellmer                     Hommage à Charles Baudelaire

Visiter le site de l'artiste: http://www.alejandropuga.com.ar/


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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 04:05
Nuit-interieure.JPG
Photomontage By ToF'

Dans la nuit

Dans la nuit
Dans la nuit
Je me suis uni à la nuit
A la nuit sans limites
A la nuit.

Mienne, belle, mienne.

Nuit
Nuit de naissance
Qui m’emplit de mon cri
De mes épis.
Toi qui m’envahis
Qui fais houle houle
Qui fais houle tout autour
Et fumes, es fort dense
Et mugis
Es la nuit.
Nuit qui gît, nuit implacable.
Et sa fanfare, et sa plage
Sa plage en haut, sa plage partout,
Sa plage boit, son poids est roi, et tout ploie sous lui
Sous lui, sous plus ténu qu’un fil
Sous la nuit
La Nuit.

Henri Michaux

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /2010 15:20


         grotte sept dormants

Les Sept Dormants "sont des têtes dures, des hommes du refus. Ils ne consentent pas à obéir à l'autorité du simple fait qu'elle est autorité et qu'elle parle haut et fort. Le principe d'autorité, ils le récusent, au risque, s'il le faut, de leur vie. Ils refusent les idées toutes faites, qui sont idoles, elles aussi. Ils refusent de goûter aux mets impurs. Ils échappent à l'impie pouvoir séculier, à la mégalomanie du tyran-dieu, à son absurde loi qui ne correspond à rien de "réel": eux, ce qu'ils veulent, c'est une dure réalité, fût-elle "RUGUEUSE", à étreindre, car pour l'homme de la vérité, il n'y a de salut que par le réel, qu'au travers de l'opacité réelle-, jusqu'à l'apparition, au bout du compte, de la transparence. Le visible pour eux est le seul garant de l'invisible. Et si le tyran-dieu a peur de l'ombre d'un chat, alors il n'est qu'un tyranneau ridicule comme il y en a eu tant au passé, comme il y en a tant au présent.

Tous ceux-là, nous enseignent les Sept Dormants, il ne faut pas hésiter à les affronter, à s'affronter avec eux, car ils ne figurent rien de "divin", rien qui permette à l'homme d'aller plus loin que l'homme. Ils ne représentent qu'eux-mêmes, puissance durement établie par le fer, lourde tradition héritée et qui prétend se perpétuer par le blocage advenu et la paralysie provoquée: institution archaïque, pouvoir de fait qui ne se cherche de légitimation, s'il s'en cherche, que dans les sanglantes et médiocres évidences de la contrainte et de la répression. Evidences rejetées par quiconque a le sens d'une évidence plus haute, plus secrète, plus étroitement liée à l'évidence totale de l'être, par quiconque intègre cette totalité et s'intègre spontanément à elle.

Voilà ce que les Sept Dormants, avant de sombrer dans leur mystèrieux sommeil, nous disent de la façon la plus claire, voilà ce qu'ils nous signifient par leur refus de manger à la table du tyran et de partager avec lui ses valeurs, viandes puantes de sa table, valeurs pourries de son hypcrite créance-, car lui sait qu'il n'est pas Dieu et il sait, aussi bien, que les idoles n'ont d'autre capacité de domination que celle, exclusivement, qu'il consent à leur préter, que ces idoles, autrement dit, ne sont que les attributs empathiques de sa majesté dérisoire.

Par leur fuite précipitée devant celle que Baudelaire appelera un jour "la bêtise au front du taureau", les sept adolescents merveilleux, les fitya comme dit le Coran -pluriel de fata=tout jeune homme- et qui prendront place naturellement sans la Légende Dorée, témoignent et prouvent, à leur façon, que le dépôt divin, quel que soit le type de divin auquel on se réfère, c'est dans la pureté initiale de l'être encore intact qu'il faut le rechercher.

Rimbaud n'était-il pas, lui aussi, l'un de ces fitya? "Apprécions sans vertige l'étendue de mon innocence", énonce-t-il... "


Salah Stétié, "Passage des Dormants", in L'ouvraison, Ed.José Corti, 1995

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Samedi 2 janvier 2010 6 02 /01 /2010 23:05
   L'archétype des Sept Dormants, je l'ai découvert à travers la photocopie d'un extrait de "L'ouvraison", de Salah Stétié, au dos duquel un ami y avait écrit la lettre qui m'était destiné. Ce même ami m'en avait longuement parlé aussi, et si bien...
Il s'agit d'une très ancienne légende qui commence le livre du Coran. Un réveil... 
Les Sept Dormants sont des "gens du voyage"...

http://www.jose-corti.fr/Images/couvertures/enlisantenecrivant/L-ouvraison.gif
"On voit l’intérêt et l’importance de l’approche stétienne, admirablement médiatrice entre les idées, les hommes, les imaginaires et les choses : L’Ouvraison, c’est ce type-là de médiation."
Source: http://www.jose-corti.fr/titresenlisant/ouvraison.html


"Au niveau métapsychique, on peut sans doute formuler que les rêves des Sept Dormants, - comme ceux de l'ensemble des créateurs -, rêves endormis ou rêves éveillés, sont de nature initiatique, comme l'exprime, dans un tout autre contexte, le Bardo-Todol: ce sont rêves chargés d'efficacité magique, ceux du chaman ou du bouddhiste tibétain, et destinés à introduire dans un autre monde, soit par une intuition advenue dans le sommeil, pressentiment ou prémonition, soit par le déroulement d'un voyage imaginaire. Rêve visionnaire, en quelque sorte..."

Et puis le rêve devient vision... Comme chez Novalis, Max Ernst, ou encore Rimbaud...

" Le monde devient rêve, le rêve devient monde."
Novalis

http://www.moncelon.com/wstetie.jpg

"J'avais voulu intituler cet essai : "Rimbaud, peut-être...". "Le Huitième Dormant", par référence aux Sept Dormants d'Éphèse, très jeunes gens têtus guidés par l'étoile christique d'Orient, ensuite puissants dormeurs métaphysiques et, aussi bien, gens de la grotte coranique qui n'habitèrent l'envers nocturne du monde que pour mieux habiter, le jour venu, l'éternel pays de l'air - ce titre s'est mystérieusement imposé à moi. L'illumination des rêveurs vient des morts; celle des veilleurs, du rêve", dit Yeats.

Source:
http://www.moncelon.com/stetie1.htm






 "Rimbaud le poète, cela suffit, cela est infini."
René Char

"Pour aimer la poésie d'Arthur Rimbaud, au début, pas besoin de tout comprendre. Nulle part dans la littérature ne s'est exprimé avec autant de force que chez cet auteur le refus du monde tel qu'il est, le désir d'échapper, le désir... ! Nulle part la rage et le courage d'être libre, dans la pratique de la vie comme dans l'usage des mots. Intellectuellement et littérairement armé par la fréquentation précoce des livres, arc-bouté contre une mère trop impérieuse, enflammé par les idées révolutionnaires de la Commune, Rimbaud est le Poète par excellence au sens où, plus que tout autre, il a voulu la poésie capable de changer la vie. Tant qu'il en a eu la force, il a couru derrière l'idée d'une "poésie objective", qui lui permettrait de comprendre le monde et d'agir sur le réel, de réveiller les volcans, de "relever" les Déluges, de "réinventer l'amour", d'accomplir "la magique étude du bonheur". Il a voulu "trouver une langue" faisant appel à tous les sens, ouverte à tous les jeux. Il s'est ingénié à retourner et détourner les vieilles maximes pour les jeter à la tête du Vieux Monde. On aime Rimbaud parce qu'on a une fois senti cela et qu'on y a vu passer les plus éclatants des astres : la Révolte et l'Utopie. On aime Rimbaud parce qu'on y a reconnu quelque chose comme l'essence de la jeunesse. On aime Rimbaud parce qu'on y a reconnu quelque chose de soi."

Source: http://abardel.free.fr/

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Jeudi 31 décembre 2009 4 31 /12 /2009 18:47

Ma vie est un élastique
Qui catapulte, pathologique
My life is a little box
Un paradis, un paradoxe

Ma vie est un point sensible
Qui véhicule de l’inaudible
My life has a little shade
Une face de ready-made

Ma vie, certes, est banale
Banale et bancale
A little whip of flak
Un petit fouet qui m’ claque

Ma vie est un artefact … fêlé
Faite de petits actes … manqués
My life is a little hole
Et moi j’en f‘rai un music-hall

Ma vie est anomalie
Qui respire de l’écholalie
My life has a little head
En forme de ready-made

Ma vie, certes, est bizarre
Bizarre et hasard
A stick insect in bits
Un petit phasme à Styx.




(My life is..., my life has...
me déphase...)

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Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 19:12
Triptyque "Les branches sèches"

Les-branches-sechees.JPG
Les branches séchées 2
Les branches séchées 3

Triptyque "Asphodel... fou d'elle!"

Asphodel tofisée
Asphodel tofisée 2
Asphodel tofisée 3
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Dimanche 20 décembre 2009 7 20 /12 /2009 14:29
Sur le fil des saisons qui se succèdent
Le champs des possibles au bout des racines
Mêlé d'embûches, mêlé d'intermèdes
Et perdre le fil, la vie en ogive
      
Mais d'où peut venir ce genre de fait?
       Comment arrive un no-way?
       Mais comment raviver l'effet?
       How to rekindle a ray?
       (And a way...)

No way or a lost way
No way or on a lost way

Parcourir les démons qui nous habitent
Voir naître et choir les existences
Perdre les dédales, le fil en orbite
Et le fil prend l'eau, moi je prends des cernes
      
Peut-on voir venir c'qui nous effraye?
       Comment retrouver l'attrait?
       Comment réconcilier l'effet-
       -Mère, I will walk all the way...
       (By the way!)

No way or a lost way
No way or on a lost way

Nuancer la raison qui nous égare
J'ai eu la permission d'un brin d'folie
Scalpé à chaud, tel un cafard
Aggripé au fil, et à qui je dis:
      
"Mais d'où la tenez-vous, votre ivraie?
        Avez-vous eu un no-way
        Pourquoi faites-vous tant d'effets
        When I lose... I lose my way?"
        (On a lost way...)


No way or a lost way
No way or on a lost way

Briser les entraves, les barricades
L'espoir d'infini qui palpe le coeur
Et se mettre à courir vers la libertad
Mais devant soi, c'est chaos et noirceur
       
Peut-on voir venir c'qui nous effraye?
        Mais quel chemin l'on se fraye?
        Mais comment raviver l'effet?
        How to rekindle a ray?
        (And a way...)

I'm in a no-way
... or on a lost way...

I'm in a no-way...


DSC01857.jpg
Photo: ToF'
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