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La fureur de l'éternuement

Retrouvez le numéro 3 du mag "La fureur de l'éternuement", par Aziyadé et Tof'




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Mag 3

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Dimanche 8 novembre 2009
Voir les rêves fractals dans le LabyrinToF'



ToF'Styx


ToF'Styx 2


Une porte à refermer


"La passagère" de Léonor Fini de passage dans un rêve
Par EnfantdeNovembre - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Rêves
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Jeudi 5 novembre 2009
(Les Rêves fractals sont dans le LabyrinToF')

Rêves fractals... Des bouts de ces rêves souvent insaisissables,
obtenus ici à partir de certaines de mes peintures, de mes photos, d'autres rêves...










La nuit, je rêve







Par EnfantdeNovembre - Voir les 5 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Rêves - Communauté : L'art et la manière
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Mercredi 4 novembre 2009

Sur mon lit comme sur un radeau
J'ai pas tiré l'bon numéro
Cherchant de quoi me tenir chaud
Car il fait froid dans le chaos

Y'a eu les cris, les idéaux
Ça n'allait pas très crescendo
Y'a eu des flirts et des rateaux
Des envies de m'faire gigolo

Sur mon lit comme sur un radeau
Entre deux vagues, au creux de l'o-
'Céan qui sied bien au tableau
Je cherche à décrypter l'écho

Un chant, un cri né du berceau
Rejoué en effet-domino
Avant de choir dans le tombeau
La chute ultime d'un Ego

Sur mon lit comme sur un radeau
Échoué en mars, au large de Saint-Malo
J'avais des flous plein le cerveau
Frappé à coups de vertigo

Y'a eu les larmes et les roseaux
Déconfiture et des noyaux
Des p'tits cailloux dans les boyaux
Et dans le coeur, mille joyaux

Sur mon lit comme sur un radeau…
(Un précipice prévu pour bientôt!)
Et la chute avant un sursaut
Y'avait plus qu'à tirer l'rideau.


Par EnfantdeNovembre - Voir les commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : TOF' Poésie
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Lundi 2 novembre 2009

 

Freud, je fredonne
Un affreux, long
Cri de félon
Et Freud annone
Tel un frelon
Frisson fécond
Et moi, frelon freudien
Pas plus félon qu’félin

Freud en frelon
C'est qu’ça fait con
Cris d' félonie
Pas l'bon filon!

Freud, je fredonne
Une Affre molle
Qui détone
Et Freud immole
Le monotone
Les frelons mornes
Et moi, frelon freudien
Un frelon frêle et fin

Freud en félon
Et pour le transfert de mes hystéries
On fait comment, on…?
...

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Freud vous étonne
Fou, vous êtes fou!
Freud vous bourdonne
Un chant cent trous
Moi, tel l’impatient, sur le divan
Divan divin, dis « vin », dis « vent »

Freud, un frelon
Un affreux long
Bourdonnement
Dans l’inconscient…

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Freud, je frissonne
J’en fais des tonnes
J’lâche des lapsus
Microsco-puces.

Par EnfantdeNovembre - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : TOF' Poésie
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Dimanche 1 novembre 2009

Tentative d'écriture d'un rêve
2007


Je marche, enfant, entre mon père et ma mère. Nous avançons sur cette petite route de campagne qui mène à la maison, où vivait "la grand-mère", comme on l'appelle.
Une ferme. Mes parents doivent la visiter. Mais, à part les animaux de circonstance, il n'y a personne pour nous accueillir. Nous entrons, nous explorons, mes parents avec recul, moi avec entrain.
Soudain, des rhinocéros. Pleins de petits rhinocéros de la taille de petits cochons noirs, se mettent à envahir la ferme, puis nous poursuivent. Nous voyons les bêtes se diriger vers nous à vive allure. Nous prenons un vieil escalier en bois, montons à l'étage. C'est un long couloir que nous longeons, comme un balcon délimité par un mur à droite, une barrière à gauche, et d'où nous avons vue sur le rez-de-chaussée. Les rhinocéros parviennent à se frayer jusqu'à l'étage, et la distance qui les sépare de nous se réduit dangereusement. Mes parents ont réussi à s'échapper par une porte secrète. Je suis seul, j'atteins le bout du couloir.
Une fenêtre. Une fenêtre condamnée, à travers laquelle je vois, de mes yeux pleins de larmes, mes parents s'éloigner, pris par la peur. Les rhinocéros courent en ma direction. Plus rien à faire, je me vois déjà transpercé par leurs cornes. Mais sous la fenêtre, sur ce vieux mur de pierre recouvert de poussières, des mots semblent être gravés. Je frotte de ma main le mur très froid, et, alors que les rhinocéros courent toujours vers moi, si vite qu'ils paraissent faire du sur-place, comme dans un temps suspendu, je peux lire alors: "Nerval", puis en-dessous "Baudelaire-Les fleurs du mal".


Je m'éveille soudain, mon rêve est fini, et ma nuit de novembre 2007 aussi. Je continue de tenter de décrypter ce que ce rêve continue de me provoquer, en sensations, en mises en questions. Je suis en sursis: les rhinoféroces, peut-être, sont toujours en mouvement, prêts à me transpercer de leurs cornes.

Par EnfantdeNovembre - Voir les commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Rêves
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Dimanche 1 novembre 2009
(Méthode Zulma)

J'exerce le métier de fantôme.Je danse, tel un mort sorti de sa tombe, perché sur la branche d'un arbre calciné. La pluie de sang venue du ciel couleur corbeau donne à mon âme et à mes os les couleurs qui lui manquent. Les nuages s'affolent de ma danse macabre, laquelle a le don pour faire surgir en écho le son des orages les plus puissants. Pourtant, tout ici est silence. La musique qui me fait danser est enfouie sous ce silence assourdissant. Au loin, des inconnus me regardent...
Une mince ligne de lumière laisse apparaître, à l'ombre des statues, la splendeur de l'hiver, telle un chat narcissique qui s'admire face au miroir, alors que sa silhouette errante me fait penser à l'enfant dans sa corbeille.Je revis l'extase de ce moment d'ivresse que je m'offris jadis, je revois "son" doux visage, "son" corps de folle que j'étreins encore quand j'y repense, j'ai aimé, tant aimé, lui caresser sa lune, blottis que l'on était dans les draps d'infortune situés au coeur d'un cimetière, là où les tombes ont des oreilles.
Je danse encore, les corbeaux survolent et s'affollent de me voir jubiler de la douceur horrifique de ces instants infidèles.
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Lundi 26 octobre 2009




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Lundi 26 octobre 2009

Ecrit le 9 mai 2008
***A la suite d'un texte de Baptiste Roux, “Le narrateur disgracieux” (qui faisait lui-même suite au "Canard exquis", texte collectif lui-même lancé après un commentaire d’Hosannam, sur un forum littéraire) ...

————————————————————————————-

18°Celsius.
Tof’ est lent, bien trop lent. Ce n’est pas son rythme.
Alors que chacun s’en remet au printemps revenant, oubliant les récents chagrins d’automne, et que personne n’a encore trouvé ça monotone, Tof’, lui, a oublié de se découvrir le dos. Il est encore en hiver, en automne plus souvent, parce que son coeur est ainsi: automnal. Ses printemps mettront des siècles à germer, à éclore, à pousser. A fâner.
Les automnes lui reviendront par cycles, éprouvés par lui comme des réminiscences douloureuses.

- Cesse de te complaire dans ta mélancolie! Tu n’es que le pauvre réceptacle de toutes les propagations humaines de mélancolie. Tu te crois plus beau avec ta tristesse! Mais ta tristesse n’est rien à côté des plus grandes joies de ce monde, de ces plus cruelles horreurs, aussi. Les Romantiques ont pris tes sens et tes sentiments en otage! Délivre-toi! Redeviens humble!

18° Celsius toujours.
XXIème siècle à peine. 02h07, heure de la Tempête. De ses tempêtes. Plus rien n’existera autant que cela a existé. Ah! Larmoyant pessimisme! Tu lui es parfois utile, mais souvent contraignant. Tof’ ne t’est pas fidèle, il ne te doit rien. Sinon ses larmes.

- Certes, je t’en remercie. Mais vois-tu, cher ami, mes yeux sont secs, ce soir. Oh, humides aussi, oui! Mais pas mouillés. Les fontaines sont épuisées, à sec. La chaleur des échos les a asséchées. Eloigne-toi, vilain pessimisme, et reviens quand le moment sera venu!

Les échos en question se mélangent, il virevolte, il a le vertige. 02h07 toujours. L’orage gronde, la nuit profite des Grands Sommeils pour laisser exploser sa colère, pour pleurer aussi. Les étoiles sont éteintes. La Lune n’existe plus. Il a peur. Tof’ aime l’orage, mais il est tard.

- Encore cette connerie de culpabilité enfantine, infantile, infantilisante: je reste éveillé si tard, je me lève si tôt! Je DOIS dormir! Mais je ne veux pas! Je veux écrire, me perdre dans les limbes labyrinthiques de mes ivresses et mes rêves fous. Demain, journée de quotidien raisonnable et raisonné, un autre temps, un autre moi!  Entre les deux, cette foutue “culpabilité culpabilisatrice”! Fi d’elle!! Je suis libre. Oh oui Liberté, je veux Te respirer, Te humer, Te boire jusqu’à plus soif. Je sens mes ailes qui vibrent, qui tremblottent. Mais je sais qu’elles ne peuvent pas se déployer encore totalement. Pas encore…
En attendant, je ne m’empêche pas de La goûter.

***

Lire les commentaires de ce texte:
- sur micdemboo
- sur le plum'art

***
Lire le texte de Baptiste Roux: "Le narrateur disgrâcieux"
Celui de Sophie Lucide: "Garce de narratrice"

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Dimanche 25 octobre 2009
Si j'étais un singe:
 

Si j'étais vieux:


Si je vivais dans un manga:


Si j'étais squelette:


Si j'étais sous terre:


Si j'étais une femme-fantôme:
 

Si j'étais une star:


Si j'étais un tatouage:


Si je me faisais la Une des journaux:


Si j'étais un trait de crayon:


Si j'étais à brûler:


Si j'étais valorisé... heu "warholisé":


***

(Jeux de photomontages à partir de logiciels libres)
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Samedi 24 octobre 2009
Sur le mode Haddad
* Hubert Haddad-Zulma
*
Ecriture collective
* Merci à Sophie Lucide

***

Tombe: le lieu de la beauté sombre, le seul à m’attirer malgré l’angoisse. J’ai pour habitude d’esquiver les angoisses, ou plutôt tenter d’esquiver ce qui a l’air d‘une angoisse, mais la tombe est, de par sa beauté (entendez tout ce que vous voulez entendre par ce terme de « beauté »), la seule chose angoissante à m’éclairer la pupille. La tombe est pour moi une « Trompette de la mort », pour prendre les mots d’Emily Dickinson, une trompette qui se déhanche frottée à une croix, et j’y revois la terre anarchique éclabousser un cercueil placé au fond du trou, j’y ressens le froid d’alors, je revois ces larmes couler sur mon épaule, larmes qui auraient dû déclencher les miennes, mais qui n’arrivaient pas. Culpabilisant, me sentant mériter d’être à la place du cercueil, je m’inventai alors une tristesse, tenta tant bien que mal de me faire couler une larme, ne serait-ce qu’une goutte pouvant me mouiller l’œil. Le chagrin, je l’avais, mais pas les larmes. Sans doute parce que j’avais dix ans… Depuis, c’est toujours avec ce souvenir et une tentative de distanciation que j’erre entre les tombes, qui abritent ceux que je ne connais pas, mais que je pleure irrémédiablement.


***

 

Tracteur: J’ai retrouvé récemment cette photo de moi à l'âge de 5 ans à peu près, posant de manière « décomplexée » sur un tracteur de campagne. C’est sûr que j’étais au départ impressionné, au moment de monter sur l’engin, délaissant ma petite coccinelle à quatre roues dont je maniais le volant avec dextérité, allant de long en large sur la terrasse de mon arrière-grand-mère. Je me sentais d’emblée attiré par le grand volant de la machine, et il me semble qu’à cette époque, je n’avais pas encore le vertige. Il faut dire que j’étais coaché par un autre engin, un grand-oncle au charisme impressionnant.

Je ne conduis pas, n’aime pas les voitures, mais je pense que si je devais passer un permis, ce serait sans doute celui de tracteur. Parce que le tracteur, est une de mes madeleines. Et que conduire une madeleine, ce n’est pas donné à tout le monde!



***
Enfance: (par A Lost Child) Regard authentique, autant qu’il pique à vif. Miroir de ce qui s’est endormi mais qui, sous-jacent, ne cesse pourtant de s’exprimer. Regard naissant, regard neuf, confronté au spectacle de l’ « âge adulte», qui lui reste étranger et qu’il regarde comme une chose étrange, aux rouages douteux, mais dont il en ressent les tempêtes.
Enfance. Un éclat de vie, qu’on tente de « griser» en négatif, de rendre gris, peut-être parce qu’il éblouit celui qui croit l’avoir perdu. Il est là, pourtant, cet éclat, en de multiples recoins du cœur, et en bien des rêves. Mais parce que l’adulte a entrepris de se débarrasser -vainement- de ses tempêtes d’antan, ou parce que l’adulte l’adule, ou parce que l'adulte l'accule, l’enfance devient une poche dans laquelle on y jette fantasmes et frayeurs, un mouchoir en papier dans lequel on mouche tout ce qui paraît nous rapprocher de nous-mêmes mais dont on croit qu’il nous éloigne, un panier en osier dans lequel 4, 5, 6, on y trouve des cerises, qu’on croit périmées, alors qu’elles sont bien mûres…
Enfance: regard authentique qui reflète à l’ « adulte » sa part de « lost-child ».
Et raturer sans honte, raturer le dénaturé, raturé le saturé, raturé le fracturé, raturer le trop-vite-dit, et y esquisser à la place un grand , parfois un , parce que c'est comme ça qu'on le sent...





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Mercredi 21 octobre 2009
À l’orée de la démence
On s’allonge
Sous un pli d’inexistence
Ou d’un songe…
On se laisse envelopper d’un rien
On se laisse langer dans le rien

À la faveur de nos sens
On s’allonge
Frôler l’aine et tenir l’anse
Nos corps se longent…
On prend plaisir à nos distorsions
On fréquente les trublions en rébellion

À l’ombre d’une humiliance
Qui nous ronge
Débordent nos résiliences
On éponge…
On s’échappe en douce par les fentes
On s’écharpe, fulgurance étincelante

À l’abri des arrogances
On s’allonge
Replier l’inélégance
Peindre nos songes…
On se laisse envelopper d’un rien
On se laisse bercer dans vos mains

À l’aune et en contresens
On s’étire
On fait qu’ dormir, on s’en balance
On piétine
Les glands et les cupules
Les crapules et les scrupules.
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