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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


Panne d'écriture

Publié par EnfantdeNovembre sur 27 Mai 2020, 21:52pm

Catégories : #TOF' joue à l'écriture...

Extrait du Mag'rites initiatiques, "La fureur du peintre en bâtiment" à retrouver sur le site de LAT Edition :

http://www.livresatelecharger.com/ebooks-gratuits-a-telecharger/mag-8-la-fureur-du-peintre-en-batiment/

 

Derrière l’empire, le jour décline et décime ses cimes. C’est clean, un monde s’incline, annonçant l’heure intime. J’estime un geste infime à l’égard d’un toutim, il confine au sublime.

La nuit, tous les puissants sont au pilori et nous, passant, on jouit de leur aphonie. Ils nient leur félonie, leur zèle honni dans de pompeuses cérémonies. Fi de leurs fis, enivrons-nous de nouvelles symphonies.

Car quand le carcan du pire ainsi se replie dans un air poupin, plein d’attraits galopins pour une galerie de lutins chaussés d’escarpins, tu te réjouis, tu t’enfouis, tu fais mine de, tu jauges, tu fais l’taupin, te faufiles anonyme dans leurs ternes lopins, et distribues des pins aux démons qui chatouillent ton grappin. Et sensible, la nuit, tu remplis tes calepins...

Mais scolaire est ma prose, et en pieds – dans la tombe – je m’ankylose dans des spirales à l’encre de rose esquissées sur tapis de névroses.

Pauvre créature réincarnée en rature, pauvre caricature accrochée à la ceinture, docteur ès couture de fioritures – ça sent la friture, l’œil plein de vergetures. En panne d’écriture, bouillon de postures jetées en pâture. En panne de boutures, brouillons immatures que j’peux plus voir en peinture.

Style habitus lessivé dans habits délavés, noyé dans des habitudes cabrées menées en habitat délabré. Aberration née de ce monde obstiné, inopinément cloisonné. Et en guise d’horizon, en toutes saisons : cette page aussi blanche que mes nuits formatées, aussi pâle que l’énergie de mon moi atterré.

Style épouvantail tel un époux vantard épouvanté dans ses failles, phasme bâtard camouflé sous l’entaille, mon ombre est de taille. Je voudrais être un gangster pour exploiter mieux mon ghostaïïle. Un gangster de polar inspiré des posters de plumards. Avoir son swag, comme sur les mags.

Mais mon vœu, vain, se heurte à mon destin de pantin aux rêves clandestins. Putain, je vis dans un brigantin comme un lutin en rotin dressé en catin, juste pour un butin jadis enfoui dans mon médiastin !

Solitaire en ces heures où sous terre s’éveillent les germes, l’insolite Gorgone se gorge et se repaît de mon orgone, de mes larmes et bientôt de mon mesper, qui lui servira de repère quand elle manquera d’ampère.

Ver macaque sans peau fixe, par anorak, peu prolixe, j’en ai ma claque de ces nuits qui me décalquent. Je modifie la structure, j’irrigue ma mixture. Je sectionne les clôtures, l’exine en a la pointure. L’âme guerrière en moi infusant, l’effet mer me houlant, me ourlant, me hurlant...

« Je suis l’émeutière d’un crépuscule exigeant, je suis le tonnerre d’un horizon de tourments. Je prends de l’air, je prends le temps, je suis la bandoulière du vent. »

Laisser passer, délaisser ses abcès. Suivre de près ses excès. Exprès, plutôt que d’en faire le procès, laisse infuser le cyprès et déduis-en le succès...

Scalper pour mieux sculpter, sans ausculter ni occulter.

En magasin, des magots de mégalos grillés comme un mégot. Par mes galons, grillez-moi tout gris si mes propos sont démagos ! Mon ego d’albugo aspire à l’indigo. J’y go !...(En gros, je guette au cas où un chaos du fond d’un cargo de gingkos.)

Ici les diamants sont d’amiante, et l’amitié ardemment est diamant. C’est dément, le tissu se segmente et d’autant l’on s’augmente en aimant.

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