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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


... ou petits poèmes écrits après la fête


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LES CHATTES

Douces
Elles sont si douces
Soyeuses et brillantes
Belles et élégantes
Elles sont si douces
Habiles et félines
Agiles et si fines
Posées comme un Sphynx
Êtres inatteignables
Deux grands yeux de lynx
Imperturbables

Beauté divine
Qui se blottit
Et qui ronronne
Et puis d'un bond
Elle court, elle fuit
Car elle s'étonne
Du qu'en dira-t-on
Beauté divine

Douces
Elles sont si douces
Du bout des moustaches
Qui font qu'on s'y attache
Elles sont si douces
Discrètes et malines
Méfiantes, j'imagine
Prudentes, elles avancent
Avec la Queue qui danse
En observant le monde
Posées sur leur lune blonde.

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Pharaons: nique au pantalon
Jeu de Misra

Rendons-nous à l’évidence:
Fous sont devenus tous les poissons
En voyant ces nobles pharaons
Délicatement
Ôter leurs pantalons…

Rendons-nous à l’évidence:
À deux doigts des revolvers
Les carottes patibulaires
Tragiquement
Font leurs crises de nerfs…

Tandis que les saucisses virent au marron
Lancés comme des boulets de canon...

Rendons-nous, je vous dis:
Car inévitablement
La nature est charmeuse
Ensorceleuse
Mais nous laisse pantois
Je crois…

Laissez-moi rire!
Car je suis triste
Laissez-moi dormir!
L’homme est sordide
Et se jette dans le vide
Pour tomber
Sur une rose ventrue
Et se planter
Vite fait bien fait au coin d’une rue
Sans crier...
Je suis triste, je vous dis:
Embrassez-moi vite!!!

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UN ÊTRE HUMAIN

Je serai un homme et une femme
Je serai un corps et une âme
J'aurai la force et la faiblesse
La maladresse et la délicatesse

Je serai le ying et le yang
Je serai la mâchoire et la langue
J'aurai la verge et le vagin
L'Eau-de-Vie et le Purin

Je serai un costume, une robe
Je serai un mendiant, une noble
J'aurai la fuite et le point G
La cravate et le collier

Je serai une drôle de créature
Un savant mélange d'allures
Un esprit venant du Levant
Un esprit venant du Couchant

Je serai en somme un drôle de type
Hors de tout archétype
Un être humain, tout simplement
Un être humain tout simplement.

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HAÏKU EN OR

Un Jardin d'Eden
Plumes d'or au vent d'été
Eblouissement

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Les Taf'Tof': Petits poèmes écrits après une fête

OEDIPE-LEVANT

Des thlaspis s'échappent des oreilles d'Oedipe
Des cyclopes insultant les nyctalopes
La poésie du messie voudrait fumer sa pipe
Mais Callyope est myope au microscope
De l'or coulant sur la Crimée
Un crime avoué vaut dix secrets enterrés
Apollon joue du violon à houblons
De ses talons, piétine Scabellon
Atrée outrée, les poules ont la diarrhée
Orée d'Ombrie dysménorrhée
Des ombres dansent sur le podium
Et leurs costumes crachent du zythium
Des catapultes incultes font du tumulte
Les putes et les jurisconsultes l'occultent
Les Mollusques s'avachissent sur les Moluques
Et leurs perruques jaunissent-fétuque
SALLIGAUDS, SALAUDS, LIBERAUX, CRAPAUDS
FANFRELUCHES, AUTRUCHES, COQUELUCHES, CRUCHES, PERRUCHES
Vos cloques et vos verrues pourrissent dans les égoûts
Calliope et Apollon ignorent le dégoût du ragoût
Le Microscope et le Violon sont les sciences du Moment
Et l'or de la Crimée fera briller l'Oedipe-Levant.

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AÏE-LA-DOULEUR!

Damnation
Dation
Contestation
Dame à maudire
Décatir
Le Martyre... Aïe-la-Douleur!

Mûlatresse
Les fesses
Morbidesses
Mules à tics
Zététiques
L'en-pyrrhique... Aïe-la-Douleur!

Sirroter
L'arsenic
Par le nez
Digiter
L'aïe-basilic
trop cramés...

Inhibé
C'est Solon
Mal plumé
L'Enchanteur
Merlon
Me fait peur... Aïe-la-Douleur!
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SONNETTES DE LA MORT

Sonnettes de la mort
Qui trompent
Trompettes en mon for
Clysopompes
Pompette dans ma tête
Trop saoûle
Sous l'en-tête se répète
La foule

Minettes de l'antan
Qui s'arment
Allumettes au vent
En carme
Carmelettes trop esthètes
Galoppent
Galopettes de seinette
En varlope

Sonnettes de la mort
Qui se mouchent
Mouchettes de sémaphores
Trop louches.
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GESTICULATIONS

Geste
Gesticule
Gesticulations
Propre
Propreté
Propretéitions
Veste
Vestibule
Vestibrations
Ope
Opiété
Obtentions
Merde
Merdavie
Merde à la raison
Âpre
A présent
Appropriation
L'herbe
Herbolie
Herbolibation
Acre
A crever
Accro(c)dillution.
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CHIEN DES RUES

Chien foutu, chien sphénoïde
Fausse vertu hyperoxyde
Le mal de mer, le mal de pairs
Ta solitude stonolifère...
Sors du trou de ta mère
Coupe le cordon avec tes dents!
Les moutons ordinaires
Sont les disciples de Satan!

Ni chien ni mouton
Ni sphénoïde, ni ordinaire
Je n'épouserai pas Sigismond
J'ai autre chose à faire

Chien des rues, chien précieux!
Tu as vu tout l'or et toute la merde de tes yeux
Ton mal d'être a appris à sourire
Ta solitude nous fait plaisir...
Rentre au trou avant les fusillades
Regarde s'enfuir au loin Cunégonde...
On semble pris dans l'embuscade
La vie te semble furibonde...

Beau chien de misère
Tout lopin, tout médiastin
JE T'EPOUSERAI MÊME A L'ENVERS
Je demanderai ton mandarin...
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Les Taf'Tof' : Petit poème écrit après une fête (2)

POEME D'AOÛT (POEME-DOUTE)

Si c'est un hiver qui gèle dans nos coeurs
Auxquels se suspendent nos larmes stalagtites
Ce qui coule dans nos veines s'appelle la Douleur
Des flots de douleur que l'on saigne quand l'ombre nous habite.

C'est une ère qui semble toucher à sa fin
Et, par cycle, c'est l'écho de l'antan qui revient
Non, je ne serai pas nostalgique des siècles passés!
Même si le mien me semble fort étranger...

Silence au moment où s'ouvrent les Cathédrales
Avant que ne retentisse, grandiloquente,
La forte pulsation annonçant le requiem de nos dédales
Un fort chant fracassant les angoisses qui nous hantent.

Sonne une cloche, au rythme de nos coeurs affolés
La douleur, elle aussi, anoblie et sacralisée
Les dimanches, aujourd'hui, sont des suites de messes incessantes
Généreuses en promesses et trop envahissantes.

Siddharta, si son nom peut nous dire quelque chose,
Face à nous, face à notre mépris de nous-mêmes,
Avec un large sourire d'encouragement qui veut dire "je vous aime",
Nous aurait, d'élégance, offert quelques roses.

C'est ici que se sont écloses toutes les fleurs du monde
Ici, à l'Ombre, au coeur même de nos intentions...
Ici, où, avec le coeur, on veut rendre meilleures les secondes
Ici, où pourtant, toutes les Cathédrales de douleurs...

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Deux CON-plaintes (Ballades en moi mineur) Ballade 1

Je suis un pauvre con
Une conne si vous voulez
Moi j'ai les yeux marron
Remplis de préjugés

C'que j'aime par-dessus tout
C'est moi moi moi moi moi
Vous dites que je suis fou?
Je dis qu'vous êtes des rats!

Je souris à la vie
Parc'que la vie c'est moi
Moi j'connais pas l'ennui
J'vous jette des regards froids

C'que j'aime, et je le prouve,
C'est moi, moi et remoi
J'ai un regard de louve
Quand ça n'arrange que moi

Je ris de vos malheurs
Du haut d'mon piédestal
Moi je n'ai pas de coeur
Je suis d'humeur vénale

C'que j'aime combien je m'aime!
Oui moi moi moi moi moi
Et c'est obsessionnel
Cela va d'soi

Je suis vraiment très con
L'ego me gonfle l'abdomen
A l'heure de l'implosion
J'me répèt'rai l'antienne:

Moi moi moi moi moi
Moi Moi Moi Moi moi m mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm*

Signé: "Moi moi moi"

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Deux CON-plaintes (Ballades en moi majeur) Ballade 2

Je n'ai aucune attache
Ca peut paraître lâche
Je connais pas l'amour
Pas même ses contours
Je fuis les gens qui m'aiment
Je les meurtris et je les sème
Je tiens à mes intérêts
J'en vendrai mon cervelet
Je retourne ma veste
Je ne suis pas en reste
Je ne pense qu'à moi
Même si c'est à travers toi!
Ha!Ha!

MOI, MOI, MOI, MOI
Moi, encore MOI!
MOI, MOI, MOI, MOI
Moi, toujours MOI!

Je ne suis pas de ceux
Qui se sentent malheureux
(Mieux: j'fais des envieux!)
Je garde mes privilèges
Je lance des sortilèges
Je suis un être inhumain
Je peux tuer pour des biens
Je provoque un carnage
Puis j'nettoie le carrelage
J'me retourne dans mon lit
Mes nuits sont des infâmies
J'me retourne dans ma tombe
Mon ego qui succombe...

MOI, MOI, MOI, MOI
Moi, rien que MOI!
MOI, MOI, MOI, MOI
Moi, y'a que MOI!

Signé: Moi, moi, moi m Mmmmmmmmmmmmmmmmmmm...............

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TRIPTYQUE: Déesses/Lucioles/Déoles

Les Déesses

J'ai vu des hommes engloutis par des vagues
Qui divaguent et se déchaînent dans leurs âmes;
J'ai vu aussi, à chaque fois, tout près d'eux,
Des enfants les tenant par la main, silencieux;
Et face à ces pères protecteurs pour les anges
Une femme subliminale se tient, là, dans l'obscurité qui dérange.

J'ai vu cette femme avancer calmement vers les hommes,
Prenant le temps de poser sa main sur chacune des épaules
Et d'embrasser du regard ces enfants, qui s'étonnent;
Puis passer, et s'éloigner doucement de nouveau.

J'ai vu des renards et des loups tiraillés par la colère;
Qui d'autres que leurs progénitures en auront payé le prix?
La Déesse, elle, n'est pas prête de revenir par ici;
Il y a pourtant ce vent d'aube qui annonce que sur Terre,
Cette Déesse est là, et il y en a des millions d'autres encore;
Le vent perdure après l'aurore.

J'ai vu ces hommes, ces enfants et, oui, des femmes
Des femmes qui ont su nous apprendre à glisser sur les vagues,
Prenant le soin malgré tout de garder quelques gouttes
Qui serviront pour pleurer quand adviendra le doute.

J'ai vu des Déesses partout dans les rues
Marcher, danser, toutes de terre inconnue;
J'ai vu s'élever, voler et chanter les Déesses
Des hymnes offerts aux humains qu'elle caresse.

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Les Lucioles

J'ai vu plein de petites lueurs partout dans les rues
Des milliers de scintillements éblouissants
J'ai pensé d'abord aux lampadaires des avenues
Puis à des étoiles veillant à l'évolution de nos tourments
Mais plus je m'approchais de ces luminescences
Et plus je ressentais comme une odeur d'élégance

J'ai vu des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants
D'un pas alerte avançant dans tous sens, à l'endroit à l'envers
Certains semblaient briller de l'intérieur
Jusqu'à éclairer les contours de leurs coeurs
Et d'autres, dans l'ombre, à la recherche d'un éclair
Allant braver le vent, allant tuer le Temps

J'ai vu le bon, émanant de ces êtres de lumière
Que de leurs coeurs jaillissait une agréable mélodie
Que de l'amour reposait sous leurs paupières
A faire naître une sublime symphonie

J'ai vu des hommes, des femmes, des enfants
Découvrir en eux les délices d'une joie nouvelle
Parcourir la vie au fil de leurs sentiments
Se libérer de ce carcan qui sent la mort!
Ils savent que "le vent souffle après l'aurore"
Qu'ils portent en eux l'héritage des Déesses

J'ai compris que les Hommes n'étaient pas que des hommes
Qu'un trésor se cachait en leur for intérieur
Dissimulé sous les masques de la douleur
Et qu'il leur fallait savoir révéler et prendre forme...
Je sais à présent qu'il existe des âmes assez folles
Pour assumer ainsi leur état de Lucioles.

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Les Déoles (dernière partie du triptyque Déesses/Lucioles/Déoles)

"Le vent perdure après l'aurore"...



Nées des Déesses et des Lucioles
Créatures subliminales de nos affects
Qui nous torturent, nous extasient, et s'en délèctent
Elles s'appellent les Déoles.

Elles portent l'élegance des Déesses
Et le mystère lumineux des Lucioles
Enfantées des femmes et dans l'ivresse
Les hommes sont même pourvus d'une auréole.

Les bouleversements climatiques de nos coeurs
Passant de la douceur à la douleur
(De la douleur à la douceur)
Il y a dans le pays de ces Déoles
Des nostalgies qui nous désolent.

Ni immortelles car trop humaines, ni piégées ni géôles
Elles rendent nos vies intemporelles
Ephémérides éternelles
Ô belles et grâcieuses Déoles!

Les éclatements sismiques de nos coeurs
Provoquent entre leurres et lueurs
Il y a dans le monde des Déoles
Des souvenirs qui s'envolent.

Fin.

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Petits haïkus en cinq T

Volu(p)té...
Ivresse infernale
Cesse de souffler sur moi
'Vais y prendre goût...

Liberté...
Liberté étrange
L'homme glissant sur la neige
L'hiver en plein coeur

Révolté...
Regardez Rimbaud:
La fumée sort de sa bouche
Le froid le rend beau...

Révolté (toujours)...
Regardez-le bien
C'est une saison en enfance
Qu'il a dans son coeur...

Humilité...
La nature: ma mère
Des tourbillons de poussières
Taf'tof' à l'envers_§_

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Les Taf'Tof': Petites annonces post-modernes

Petit homme charmant
Envie de prendre son temps
Désespérément...
Cherche amant

Vieille dame si seule
S'ennuyant dans son linceul
Cherche une belle gueule...
Pour une heure

Bel homme marié
Pour bons moments partagés
Pour un long baiser...
Pour baiser

Vieil ado perdu
L'oppression au coin d'la rue
Vend jeu vidéo...
Contre héro(s)

Jeune demoiselle
En quête d'identité
M'envoyer en l'air...
Pour du blé

Vieille, affreuse et moche
Recherche une bande de mioches
Pour tout foutre en l'air...
Me défaire

Si doux Apollon
Voudrait sortir du cocon
A califourchon...
Pour de bon

...

Président bling-bling
Cherche copains post-modern'
Et réglés Breitling...
A La Lanterne ...

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De la disgrâce du narrateur

(merci à Baptiste "Blabaptiste" Roux)

18°Celsius.
Tof' est lent, bien trop lent. Ce n'est pas son rythme.
Alors que chacun s'en remet au printemps revenant, oubliant les récents chagrins d'automne, et que personne n'a encore trouvé ça monotone, Tof', lui, a oublié de se découvrir le dos. Il est encore en hiver, en automne plus souvent, parce que son coeur est automne. Ses printemps mettront des siècles à germer, à éclore, à pousser. A fâner.
Les automnes lui reviendront par cycle, éprouvés par lui comme des réminissences douloureuses.

- Cesse de te complaire dans ta mélancolie! Tu n'es que le pauvre réceptacle de toutes les propagations humaines de mélancolie, tu te crois plus beau avec ta tristesse! Mais ta tristesse n'est rien à côté des plus grandes joies de ce monde, de ces plus cruelles horreurs, aussi. Les Romantiques ont pris tes sens et tes sentiments en otage! Délivre-toi! Redeviens humble!

18° Celsius toujours.
XXIème siècle à peine. 02h07, heure de la Tempête. De ses tempêtes. Plus rien n'existera autant que cela a existé. Ah! Larmoyant pessimisme! Tu lui es parfois utile, mais souvent contraignant. Tof' ne t'est pas fidèle, il ne te doit rien. Sinon ses larmes.

- Certes, je t'en remercie. Mais vois-tu, cher ami, mes yeux sont secs, ce soir. Oh, humides aussi, oui! Mais pas mouillés. Les fontaines sont épuisées, à sec. La chaleur des échos les a asséchées. Eloigne-toi, vilain pessimisme, et reviens quand le moment sera venu!

Les échos en question se mélangent, il virevolte, il a le vertige. 02h07 toujours. L'orage gronde, la nuit profite des Grands Sommeils pour laisser exploser sa colère, pour pleurer aussi. Les étoiles sont éteintes. La Lune n'existe plus. Il a peur. Tof' aime l'orage, mais il est tard.

- Encore cette connerie de culpabilité enfantine, infantile, infantilisante: je reste éveillé si tard, je me lève si tôt! Je DOIS dormir! Mais je ne veux pas! Je veux écrire, me perdre dans les limbes labyrinthiques de mes ivresses et mes rêves fous. Demain, journée de quotidien raisonnable et raisonné, un autre temps, un autre moi! Entre les deux, cette foutue "culpabilité culpabilisatrice"! Fi d'elle!! Je suis libre. Oh oui Liberté, je veux Te respirer, Te humer, Te boire jusqu'à plus soif. Je sens mes ailes qui vibrent, qui tremblottent. Mais je sais qu'elles ne peuvent pas se déployer encore totalement. Pas encore...
En attendant, je ne m'empêche pas de La goûter.

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En réponse métaphorique à Djezabelle...


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En face du miroir
Philosophique
En jupon bleu pour t'émouvoir
Le regard sombre pour cacher l'extatique
Lentement dévoiler mon objectif
Dans ton esprit, tout est pensif
Atte(i)ndre la magie de ton boudoir

Soyeuses vues d'étoffes
Amygalement pris dans tes toiles
Je m'abandonne aux limitrophes
De ton corps qui se dévoile
Mais STOP! Je veux contempler l'étoile...............................................................*

Boxer moulant contre ma peau
Avec toi, là, Muse de ces mots
Que je défie de mon sourire
- timide mais soumis au désir

Me dévêtir de la lumière qui nous expose
Pour m'habiller de ce mytère que je t'impose
Sentir au creux de tes reins ce baiser que je te dépose
Et qui déclenche ta METAMORPHOSE

Subtilement, glisser un drap autour de moi
Me reculer pour te humer, percer l'émoi
Doucement, douce, t'effleurer innocemment...

Et peau à peau, suggérer l'indécent...

Lent abandon dans les esprits remplis d'ivresse
Non affolé par les étoffes de la tigresse
Je décontenance son désir d'une impromptue souplesse
Et lui offre, l'air de rien, des mots qui la caressent...

Tes jeux et tes "futilités" nous sont des honneurs
Même si c'est vrai, putain, qu'ça me fait peur!
Mais puisqu'au fond de toi je vois ce coeur
Autant que ce soit sans tiédeur

Tu l'as compris, en un désir inextricable
Je t'offre ma libido verbale pharaonique
Pour t'emmener dans l'impalpable
Au gré des plaisirs sémantiques.

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Tautogramophobe

Tu tentes tout: télégramme, trigramme, tautogramme trituré. Tout!
Ton tautogramme tape-à-l'oeil te taraude, te tourmente. Tu te targues tel ton tarin trop tenace, tel Tantale trop taré. Tartares, Tatars: tes ténèbres!
Tu tangues, tu tergiverses. Tu te tapes ta trentième tarentelle, telles tes tarentules tapies, toutes tarabiscotées, tant tes tempêtes te triturent tes tempes.
Tapotant tes termes trop tendancieux, tu te tais. Tu te tords, tout tiède, ta torpeur te torpille, tu te trouves trop tarasque, trop taquin, trop tout!
Troublé, tu te titilles, tu tances, titubes. Tu trônes tel un T transfusé.
Tu te tais, toujours.
Tu transiges, tentant ta trentième tenaille. Ton tautogramme te transcende, te transfigure, te transmet trac, TOC, tic, tac. Tic-tic: Temps tortueux.
Ton temps te terrasse, tu trembles: ton thyrse te tire trop, te tracasse.
Tu tresses ta tristesse trébuchante. Ton texte te taxe tout ton temps, te transmet tare, tréhala, tracas. Tu te tais. Tu te tires, ton tréfonds te traverse. Ton talent te talute. Trop tumultueux: tu tues ton tautogramme, tu te tues.
Ton thyrse terne tuméfié, tu trépasses. (Tof').

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Oeil du Coeur

Il y a dans nos coeurs
Des milliers d'étoiles
Des milliers de fleurs
Poussant par spirales
Contempler le présent
Et son éternité
Une autre idée du Temps
Pour une identité
Il y a dans nos coeurs
Des milliers d'étoiles
Montre-moi l'Oeil du Coeur
Présent transcendantal
Une autre idée du Temps
Rester clairvoyant
De l'éternel présent
L'Oeil du Coeur aimant

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Le coeur, l'Eternité
Vision du présent
Oeil du Coeur, coeur ailé
Sans conflit du temps

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Esquisse pour "Les Humiliances"

Les enfants sont partis, un poids sur les épaules
La tête baissée et le coeur lourd, pour d'autres pôles
Face à l'immensité d'un désert angoissant
Ils se sont arrêtés, contemplant le néant.

Le ciel était si sombre et tout n'était que d'ombre
Autrefois les colombes jaillissaient des décombres
A présent de la neige tombe sur le sable
Et plus rien n'a de vie, l'air est inespirable.

Les enfants ont pleuré, la Terre s'est moquée d'eux.
_________________

Mais il reste dans leurs coeurs un monde lumineux
Assez fort pour éblouir les humiliations
Et pour que se ravivent les premières sensations
...
C'est ainsi qu'ils feront germer les Humiliances
En cultivant l'humilité et l'élégance.

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Flavio-la-Vie

Né dans un jour de pluie
Flavio-Mélancolie
Beau, de ses yeux de nuit
Il crie.

Pour sourire à la vie
Flavio est un génie
Sourire encore alors
Qu'il dort.

Et puis il a grandi
Ode à Flavio-la-Vie
Son chant fou d'anaphore
Est d'or.

Conscience du temps qui fuit
Flavio-la-nostalgie
Tout est dans sa mémoire
Tout part.

Retour du jour de pluie
Flavio sous amnésie
Dans son vieux manteau gris
Il fuit...

...Dans l'outretombe
Tandis que tombe
Entre les tombes
La pluie.

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© 2008 - TOF'EnfantdeNovembre

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