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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


LOLUNE-Entre loup et lune (album 9)

Lolune 2

 

 

1- Loup à la Lune

2- Tout plat

3- A saisir

4- Bouts d’ fantôme

5- Mes Novembres 

6- Trois p’ tits coups et puis s’en va!

7- L’atmosphère

8- En mode Nuit

9- Diogène de Cyclope

10- Entre Loup et Lune

11- Hulubellule on the edge

12- Conciliabules

13- Puis-je entrer?

14- Elle est loin, ma Lune!

 

~~~~~~~~~~~

 

Loup à la Lune


Loup 

Loup à la Lune

Dans les hauts

De Hurle-Brume

Un halo

Me parfume

 

Loup

Loup à la Lune

Loup a l’eau

Là, qui le brûle

Et là-haut

S’acidule

 

Loup 

Cherche Lou

Pour unir

Solitudes

Loup

Rêve à Lou

Un désir

En prélude

 

Loup

Loup à la Lune

A si chaud

Et il s’enrhume

Oui, allô

L’amertume?

 

Loup

Loup à la Lune

Un oiseau

Là, m’illum-

 -ine l’âme

Et m’enflamme…

 

      ~~~~~~~~~~~

 

Je n’ suis qu’un loup

 

Je n’ suis qu’un loup

Qu’on regarde 

À la loupe

Le fond d’un trou

Par mégarde

Me chaloupe

 

Je n’ suis qu’un loup

Qu’on ignore

Joliment 

Loup sans l’ sous

Qui adore

Les grands vents

 

Je n’ suis qu’un loup

Solitaire

Sur un sol délétère

 

Je n’ suis qu’un loup

Éphémère

Sans sa fée et sans air

 

Je n’ suis qu’un loup

Qu’on rigole

Et qu’on moque

Je suis fou

Je suis folle

Cric et croc 

 

Je n’ suis qu’un loup

Rien qu’un troll

Qui s’esquinte

Loup goudou

Loup babiole

Qu’on emprunte 

 

 

~~~~~~~~~~~~~ 

 

 

Tout plat


Tout plat du corporel

Sans perspective

Mon corps intemporel

S’inactive

 

Tout plat d’ face et d’ profil

Et sans relief

J’ vacille sur un fil

Derechef 

 

À plat ventre, je plonge

Dans le versatile 

Perdu dans l’outresonge 

Un exil

 

À plat, je me divise

J’égocentrise 

En position assise

Et sans valise…

 

J’envisage

Un équilibre

J’ai compris le message

J’ai ressenti vos fibres

Je dégage

Un courant d’air

Je vais tourner la page

Cicatriser ma chair

 

Tout plat du corporel

Sensible à l’ive 

Mon corps est du pollen

Végétal ivre

 

Tout plat, je me faufile

J’aéronef 

Silhouette si gracile

Et le pas bref…

 

À l’aise dans l’informel

Dans l’anodin

J’ai plutôt le cœur frêle

Qu’l’esprit malin

 

Emmitouflé du corps

Je m’immunise

Coincé entre deux bords

Qui m’hystérisent

 

 

~~~~~~~~~~~~  

 

 

À saisir 


Des états d’âme

En état neuf

Une oriflamme

Plantée sur l’oeuf

Transe patibulaire

Esprit mandibulaire

 

Au désir

D’ reconnaissance

L’indifférence

À l’occasion

Faire le dos rond 

Rocaille intestinale

Rictus abominable 

 

Le majeur pointé 

Vers le ciel  

Accompagné   

D’un sourire de donzelle… 

Lard mineur caché   

Sous mon aile   

Destiné    

À vos rires cautèles…  

 

Au plaisir

D’ vous avoir lus

D’ vous avoir crus

J’avais pas vu

Ni reconnu

Vos sourires d’ange

En guise d’aiguise-phalange 

 

À saisir

Des étamines 

Fort féminines 

Mais peu fécondes

En bonnes ondes

Synchro enjolivée

Le cerveau déraillé

 

 

 

      ~~~~~~~~~~~

 

 

 

Mes Novembres

 

J’ai le Novembre atrophié

Des relents d’humiliations passées

Et si ça « tombe un vendredi »

Moi je dis, je dis, je dis:

« Ça m’ dit bien 

De revenir en Octobre

Il reste un peu de sobre

Sous mes airs de vaurien »

 

J’ai le Novembre éreinté

Des amnésies naissantes et mal placées

Moi je suis né un vendredi

Ou peut-être un mercredi:

« Il va bien

C’est donc un scorpion

Pas plus qu’un vulgaire pion

Mais déjà plein d’entrain »

 

J’ai le Novembre empaillé

Sur la paroi interne de mon crâne 

Je sens souffler un vent d’Œdipe

De mes parents, souvent l’un dit:

« Ce bambin

Empreint de mélancolie

Visiblement n’a pas grandi

Attendons vendredi prochain »

 

J’ai le Novembre essoufflé 

Il me faut partir avant de lasser

Et mon sourire à vendre dit

Dans un esprit sans nostalgie:

« Il est sain

De prendre le recul nécessaire

Même si j’ai le cœur qui sert

Je sais que j’ai tissé le lien »

 

      ~~~~~~~~~~ 

 

Trois p'tits coups et puis s'en va


Un coup je tourne le dos

Un coup j’ tourne le bédo

Un coup je fais le chat

Un coup j'tape le capcha 

Ah ah ah ah!

Un coup d’ rétro

Un coup d’ métro

Un coup j’amasse pas mousse

Un coup j’ tempère du pouce

(pousse-toi d’ là qu’ je m’y mette!!!)

Un coup je fais l’ dos rond

Un coup j’ coupe le cordon

Un coup j’ anticipe

Un coup j’ me casse-pipe

Hip hip hip…

Un coup j’ fais l’ duck

Un coup je fuck

Un coup j’ me fragilise

Un coup je m’électrise

(Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz)

Trois p’ tits coups et puis s’en va!

Un coup tenté 

Un coup pour rien

Un coup en l’air

Un corollaire

Un cou de loup

Un cul de fou

Un coup sur deux

Un p’ tit coup d’ vieux

Et merde!

Un coup au cœur

U coup d’arrêt

Un cours toujours

Un couron’ ement 

Un coup d’accélérateur

Un coup d’essai

Un coup de foudre

Un coup d’antan

Un coup d’ Jarnac 

Un coup qui claque!

 

 

~~~~~~~~~~~~ 

 


Bouts d’ fantôme 

 

L’humeur lunaire

Emmitouflée dans des

Bouts de polaire

- Puis-je vous aider?

L’humeur lunaire

Blotti dans l’onirisme

Allumer l’air

Nouer racines

 

Et les piliers vacillent 

En mon corps intérieur

Des ondes qui distillent

Des bouts d’ fantôme dans l’ cœur

 

L’humeur-lune erre

Bercée dans un cafard

Ombre d’hiver

- Où puis-je m’asseoir ?

Mes heures lunaires

Douées d’un orifice

Absorbent l’air

Du précipice

 

 

Au fond du crépuscule

Mes ombres assumées

Des fantômes minuscules

Puzzle désordonné

 

Je suis tombé de haut

N’emportant avec moi

Qu’orage et bouts d’ fantôme

Accrochés à mes pas

L’humeur lunaire

Panser sa cicatrice

Fredonner l’air 

D’une Adonis… 

 

~~~~~~~~~~~

 

L'atmosphère


Mes ivresses parfumées

D’un vieux parfum d’été

Aplanissent l’atmosphère

Mes nostalgies, leur bûcher

Des nébuleuses cramées

Se réduisent en poussières

 

Les matins sont passés

J’ai l’aurore décontracté

Bien dans mon atmosphère

Mes vapeurs délurées

Mes peurs d’instantané

J’ai l’ombre et la lumière

 

Mes sourires spontanés

Mes idéaux mort-nés

Je cherche un truc à faire

Mon sang extériorisé

Joli comme du henné

Je m’enroule dans l’air

 

Mes excès sibilants

Mes goûts et mes penchants

Nourrissent mon atmosphère 

Les accents triturés

Les participes passés

Ne sont pas mon affaire

 

Mes vagues, mes dissonances

Mêlées de résonances

Font danser l’atmosphère

Mélanger les odeurs

Les cœurs et les couleurs

Provoquer les éclairs

 

Mes ivresses périmées

D’été ressuscité

Ça pourrit l’atmosphère

Mes sourires écorchés

Pris dans les barbelés… du temps qui s’accélère.

 

 


      ~~~~~~~~~~~~~

 

 

 

En mode Nuit

 

Raté le dernier bus

Pas vu le terminus

Lueurs des réverbères

Des quartiers populaires

 

En mode Nuit

J’erre, solitaire

 

Croisé des chats aigris

Le p’ tit môme que je suis

Des vapeurs de nocturne

Des oiseaux qui s’insurgent

 

En mode Nuit

J’erre, solitaire

 

Revu des vieux démons

Retrouvé mes amis

Voilés dans la brume

En miroir de la Lune

 

En mode Nuit

J’erre, solitaire

 

Pleuré des chrysanthèmes

Enfanté des vers blêmes 

J’ai pas compris Verlaine

Fou, d’ folie  rimbaldienne

 

En mode Nuit

J’erre, solitaire

 

Bu les étoiles aussi

Goût de mélancolie

Traversé lune et ciel

Enfer artificiel

 

En mode Nuit…

 

~~~~~~~~~~~~~~ 

 

 

Diogène de Cyclope 

 

 

Vous, les anti-Diogène 

Vous les passants apitoyés

Je vais vous subjuguer!!

 

Je suis un chien, je suis un chien!!

Je suis un chien, je cherche un homme!!

Une lanterne à la main

Et Athènes est à moi!!

 

Penche-toi encore un peu…

Tu me caches mon soleil!

 

Cynique cyclope

Mû par Diogène de Sinope

Dansant d’ la pop

J’ suis la pire des nyctalopes!

 

Vous, les anti-Diogène

Vous les passants apitoyés…

 

Je suis un chien, je suis un chien!

Et Athènes est à moi!

 

Je cherche un homme…

 

Penche-toi encore un peu…

 

Mû par Diogène de Sinope

Moi, j’ suis la pire des nyctalopes!!

 

Cynique cyclope 

Aux vœux de syncopes 

Aux yeux d’hypermétrope 

Je suis Diogène de Cyclope!

 

      ~~~~~~~~~~~~~~~~ 

 

 

Entre Loup et Lune

 

 

Sang de volute

Les caresses des nuages

Me noient abrupt

Reflet du monde

Se heurte à mon image

Noyer l’immonde

Je suis pleine, je suis rousse

À la déroute

Je me donne du temps

Je suis croissant…

 

Entre éclat et fracas

Éclat de doute, tracas de tout

Je m’allume, la tête en bas

Flottaison des foules

Comme je m’inhume sans un émoi

« As Pride were all it could »

Je suis entre Loup et Lune

Je hurle et je dune 

 

 Sang solitaire

Le souffle du vent du soir

M’est débonnaire  

Le pas précis

L’allure ombre et ivoire

Humer la vie

À pleins crocs, dévorer

La chair de l’être

Du haut d’un mont, hurler

À ma fenêtre…

 

 

 

      ~~~~~~~~~~~~ 

 

 

 

Hulubellule on the edge

 

Hurluberlu lambda 

Libellule on the Oddity

Un gangster, un dandy

On the edge, on the sofa

Hurle… Hurle hurluberlu 

Hulubellule on the Opportunity 

« Do you love me, Baby? »

On the edge, on a Drama 

 

Hurluberlu sans ailes

Se fait toupie donzelle 

Sauf si berlue, si stone

L’hurlu se fait  libellule

I’m so feeling alone

Je hurle, je hurle, je hurle sous la Lune!

 

Libellule lambda

 Libellule on the Oddity

Un gag, une extase oui

On the edge, on a Grace

Hurle… Hurle hurluberlu

Hulubellule on the Eternity

I’m feeling so lazy

On the edge…

 

On the edge, on a Drama

On the edge…

 

 

 

      ~~~~~~~~~~~~~~~

 

 

Conciliabules 

 

Une sinusite mal soignée

Comme de l’eau dans le nez

Noyé en permanence

 

La prose suicidaire

Face à tes liminaires

Et leur élégance

 

Conciliabules 

Qu’adulent

Tous les trous du c’

Mais c’est caduc!

 

Une déchéance enchaînée

Se déhanche sur la pointe des pieds

Délivrée d’innocence

 

La poésie prend de l’air

Un goût de luminaire 

Livre un pas de danse

 

Muni d’un pull

Ma bulle

Panoramique

C’est authentique!

 

 

Conciliabules

Caduc!

 

Muni d’un pull

Ma bulle…

 

 

 

Je m’en vais titiller

Ma corrosivité socratique 

Aller bousculer

Mes idéaux atmosphériques

M’en aller éternuer

Mon sinus maximilaire 

 

 

~~~~~~~~~~~

 

 

Lolune on a roll

 

      ~~~~~~~~~~~~~~~

 


Puis-je entrer?


Puis-je entrer?

De mon pas hésitant

Puis-je donner

De mes vers parasitants

Puis-je vous voler

Quelques unes de vos rimes

Pour que ma plume s'affine

Pour que ma plume s'affirme...

 

Puis-je entrer

A mon rythme tranquille

Puis-je jouer

Dans les mots qui oscillent

Puis-je faire hurler

Le loup qui est en moi

Le laisser s'exprimer

L'apprivoiser...

 

Puis-je entrer

Attrapé par l'élan

Déconstruire le carcan

 

Puis-je entrer

Ce soir en me disant

Que la Lune me prend... 

 

 

 

      ~~~~~~~~~~~~~~~~ 

 

 

Elle est belle, ma Lune!

Reculer 

Face au murmure imprévisible

Qui semble être un cri

Qui semble être un son inaudible

Mais qui pourtant me crie… (quoi?)

 

Un sanglot sangle mon cœur

Le déclic d’un revolver

Regoûter à la liqueur

Sans ses effets pervers

 

Elle est belle, ma Lune!

Elle est belle!

Qu’elle est belle!

 

Résister

Aux vents d’antan qui m’épouvantent

Qui refont surface

Me font redescendre la pente

Alors que la Lune passe… (là!)

 

Un sursaut surfe sur moi

Juste en regardant le ciel

Toujours un peu plus bas

Noyé 

 

Elle est loin, ma Lune!

Elle est loin!

Qu’elle est loin!

 

 

Paroles: Christophe ToF' M.

 

EnfantdeNovembre


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