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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


ICI L'OMBRE ! (album 5)

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1 Divins délices                                                    8 Larme à l’œil 

2 En colère                                                         9 Jésus de nous

3 Les rues de Nantes                                         10 Dormez tranquilles

4 Tout pour moi                                                  11 Je compte pas

5 (Des)serrer les poings                                    12 Papillon

6 Serments d’hypocrites                                     13 Déambule

7 Un ange passe, une mouche vole                     14  Ça vient d’en haut

 

15 Ici, l’Ombre!

 

 

 

 

 

Divins délices

 

Divins délices

Des vins et des lys

Des vents hédonistes

Des liens épicuristes

 

Divine ivresse

Nuit-catharsis

Messagères mes sagesses

Télépathie du vice

Libidos perverses

Fuite des lapsus

Montrer mes fesses 

Comme un fœtus

 

Instinct divin 

Amour terrestre

Bien plus humain

Qu’amour céleste

Le sacrifice

-A ces délices-

Se fait menace 

Sur la Grâce

 

Divins délices

Du vin, l’anis

Des nues érotiques

Solaires et magiques

 

Divine caresse

Celle qui m’enflamme

Mon désir, ma déesse

Confusion des âmes

Nos corps en lunes

Nos corps qui brûlent

Le ciel s’adresse

Aux sensations

Promesse 

A la fusion.

 

 

 

En colère

 

En colère

Je suis en colère

En colère

Mais pas contre toi

En colère

Mais pas comme un chien qui aboie

La colère

Sans me mettre en colère

En colère

Contre les mauvaises lois

En colère

Contre tout ce qui fait foi

Une colère

Sans s’énerver

Sans faire la guerre

Sans faire saigner

En colère… pas énervé

En colère… pas énervé

En colère

Encore en colère

En colère

Mais de colère saine

En colère

Celle qui reste encore humaine

Celle qu’on n’habille pas de haine

En colère

Parce que l’indifférence

En colère

Parce que tant de mauvais sens

Une colère

Sans même crier

Sans revolver

Sans même parler

En colère… pas énervé.

 

 

 

Tout pour moi

 

Avidement discret

Atteint d’lucidité

Avec quelques regrets

Non dénués de beauté

Un brin mégalomane

Et quelque peu narcissique

Peut-être érotomane

Et si mélancolique…

Évidemment timide

Atteint de clairvoyance

Entre l’amer et lucide

Non dénué d’élégance

Un zeste de neurasthénie

Et très paranoïaque J’ai tout pour moi

Un angoissé averti Entre mes heures de névroses

Et hypocondriaque… Et cette absence de toi

Qui remue l’ecchymose

Avidement humide J’ai tout pour moi

Atteint de désespoir Entre mes heures de déprime

Te poussant dans le vide            Et la méfiance de moi

Sans que tu puisses le voir Qui fait que je m’abîme

Un reste malheureux J’ai tout pour moi

De tes années maudites Et l’intérieur empli d’effroi

Le Martyre des Affreux Puis ma schizophrénie

Et le complexe d’Œdipe… Puis ma schizophrénie

Eminement discret 

Atteint de retenue

Par quelques trop grands souhaits

Non dénués de vertu

Un brin mythomane

Et très, très, très anxieux

Hypersensible dans l’âme

Dans le cœur, dans les yeux…

 

Avidement muet

Atteint de grand silence

Avec quelques regrets

À l’ombre, qui s’élancent

Un p’tit peu alcoolique

Et l’esprit spiritueux

Misanthrope mirifique

Tu restes silencieux…

Évidemment lucide

Tel que tu es naïf

Entre la mère et l’acide

C’est pas définitif

Un côté visionnaire

Avec la tête en l’air J’ai tout pour moi

Réaliste utopiste Entre mes heures de névroses

Plutôt qu’idéaliste… Et cette envie de toi

Qui t’inonde de mots roses

Acidement timide J’ai tout pour moi

C’est p’t’être une qualité               Entre mes heures de vertiges

Pour pas un sou cupide Et le désir en moi

Épris de liberté Qui fait que je voltige

Romantique incartade Vers un autre moi

Excessivement insomniaque Et l’intérieur empli d’émois

Sans doute érotomane Puis ma schizophrénie

Et sans aphrodisiaque… Puis ma schizophrénie.

Eminement lucide

Atteint d’introversion

Un trop-plein de vide

Et d’autodestruction

C’est ton côté scorpion

Dans ton introspection

Et en plus nostalgique

De tes jours magnifiques…

 

 

 

 

(Des)serrer les poings

 

Un ciel qui tourbillonne La télé qui s’enflamme

Des rues qu’on emprisonne Pseudo-stars qu’on acclame

Par des murs de parpaing Les ruines de notre écran

Ça fait serrer les poings… Ça fait serrer les dents…

Un homme qu’on oublie Au Bénin, au Sri Lanka

Un enfant qu’on punit Et puis pas loin d’chez toi

Pour parfois trois fois rien Y’en a qui touchent la fin                  Ça fait serrer les poings… Ça fait serrer les poings…

Un regard qui nous blesse Une idée passagère

Une femme en détresse Sur notre façon d’être

Des mots qui servent à rien Dont il faut prendre soin

Ça fait serrer les poings… D’en extraire les venins

De l’ennui maintenant En desserrant les poings…

Ça sera quoi dans dix ans?

Il fait un temps de chien Oh mon ami

Ça fait serrer les poings… Mon frère de la vie

C’est quoi la vie facile

Mais mon ami Quand elle est si  fragile

Mon frère, mon ami Mais ce monde vaut la peine

Parfois juste un sourire Qu’on l’aime et qu’on l’étrenne

Adoucit le chagrin

Le meilleur dans le pire Et ne serrer le poing

Faut desserrer les poings Qu’en cas de grand chagrin Juste pour manifester

Son désir d’exister…

 

Juste… juste pour manifester

Son désir d’exister.

 

 

 

 

 

 Un ange passe, une mouche vole

 

Des propos ambigus

Des sous-entendus

Des silences

Vexations

Des jug’ments qu’on balance

Sur de mauvais tons

Puis un ange passe, une mouche vole

 

Des sourires incongrus

Autour d’un pot déjà bu

Des sarcasmes

Ironies

Paroles en forme de miasmes

Tout reste incompris

Puis un ange passe, une mouche vole

Un ange passe, une mouche vole

 

Des conflits détendus

J’ai rien vu, rien entendu

Des sentences

Sur des mépris

De la haine en conséquence

Et des tons aigris

Puis un ange passe, une mouche vole

Un ange passe, une mouche vole.

 

 

 

 

 

 

Larme à l’œil

 

Parfois le vent

Parfois l’insecte

Parfois la peine

Un sentiment

Un truc pas net

Qui nous ramène…

 

La larme à l’œil

Je me recueille

À ton autel

C’est larme à l’œil

Que je fais deuil

De nos édens

 

Parfois la pluie

Parfois un rhume

Parfois l’été

Une nostalgie

Regret posthume

Laisser couler…

 

La larme à l’œil

Comme une feuille

Dans tes automnes

Je larme-à-l’œil

Avant qu’l’orgueil

Ne tourbillonne

 

Parfois l’absence

Parfois le poids

Parfois je tremble

Le temps nous semble

Aller de soi

Moi c’que j’en pense? Moi c’que j’en pense…

 

 

 

Jésus de nous

 

Oh

Jésus de moi

Oh

Jésus de toi

Des Ève en Évangiles

Adieu Pères de l’Église

Enfouis tels des fossiles

C’est la croix qui se brise

 

Jésus de nous

Sainte-Marie des Loups

Luc et Jean sont fous

Fils de dieu de la Boue

Le Pape est libertin

Et dieu est un humain…

 

Oh Jésus de moi

Oh Jésus de toi

Pardonnez l’offense:

Je préférais l’enfance

Enfouie comme un silence

Dont les échos sont résilience

 

Jésus de nous

Sainte-Marie en nous

Les anges nous voient flous

Des larmes sur leurs joues

Dieu, c’est le Malin

Et l’homme est sa putain…

 

 

 

 

 

Dormez tranquilles

 

Bon, tout d’abord

Accordez-nous votre confiance

Ça vaut de l’or

On organise les réjouissances

On améliore

Vos conditions d’existence

Veillons d’abord

A bien endormir vos consciences

 

Si votre sort

Se sent victime de négligence

Nous serons forts

Nous comptons sur votre indulgence

Et plus encore:

Nous assumerons les conséquences

Nous aurions tort

D’alimenter votre méfiance

 

Soyez paisibles

Laissez-vous aller à nos rêves

Dormez tranquilles

Laissez-nous enterrer vos glaives

C’est invisible

Mais le bonheur enfin se lève

Voici le deal:

Votez pour nous, et vous aurez la sève

 

Accordez-nous votre confiance

Nous assumerons les conséquences

On organise les réjouissances

Nous comptons sur votre indulgence

 

Soyez paisibles

Laissez-vous prendre à nos rêves

Dormez tranquilles

Je vous assure, dormez tranquilles

Et vous aurez la sève.

 

 

 

 

Je compte pas

 

Je compte pas le temps

Qu’il faut pour s’accepter

Je compte pas non plus

Les mots dits sans s’arrêter

Je compte pas la vie en rêvant blanc

Je compte pas sur une issue

En fait, je n’ai jamais compté

Je n’ai jamais compté

 

Je compte pas sur toi

Ni même sur quiconque

J’compte même pas les regrets

Les angoisses froides qui font que…

Je ne compte pas la vie en tremblant d’froid

Chaque fois qu’tu comptes refaire les contes

Au fait, pour qui puis-je compter?

N’ai-je jamais compté?

 

Je compte pas l’argent

Qu’il faut pour s’oublier

J’raconte pas d’histoires

Dès qu’on veut que je les dise

Je compte pas les pas en marchant

Quand j’ai un but déterminé

En fait, je n’ai jamais compté

Ni à l’école ni aucun soir

Qu’on se le dise!

 

 

 

 

 Papillon

 

Le papillon

De saison en saison

A vu pousser ses ailes

A côtoyé le ciel

 

Le papillon

Élancé vers l’horizon

A travers les mirages

S’échappe d’un coquillage

 

Résurrection

Avant la rébellion

Le papillon-luciole

Planté dans les fleurs folles

 

Doux papillon

A repris ses couleurs

Et revient pour l’annonce

Aux nouvelles générations:

 

Tout doit mourir:

La condition du renouveau

Incessamment le sang nouveau

Les livres peuvent vieillir

Voir nos sentiments en déclin

Brisé , le cœur de l’être humain?

Tout doit mourir:

La condition du renouveau…

 

Beau papillon Éparpillons 

Posé sur un bouton Les cendres de nos douleurs

À contempler la vie Pour que le papillon

Le meilleur, le pire aussi Les métamorphose en fleurs

 

Déambule

 

 

 

 

Ça vient d’en haut

 

On s’est enfermés 

Dans un sarcophage 

Rempli de gaz

Les esprits aveuglés

Pour pas voir le naufrage

Pas voir l’ukase

 

De nos libertés

Prises en otages 

Par des voyous

Que va-t-il en rester

Alors que se propagent

Nos dégoûts

 

C’est le chaos partout

Partout c’est le chaos

C’est un état de fou

Et ça nous vient d’en haut

Ça vient d’en haut

 

Vous vous êtes leurrés

Par les pires mirages

Remplis d’promesses

Diviser pour régner

C’est ça qui nous saccage

Là, le bas blesse

 

Dans l’humanité

Gronde un orage

Car on nous dupe

Pensées atrophiées

Et hors d’usage

On nous accule.

 

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