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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


Mes fées, mes rimes

Publié par EnfantdeNovembre sur 28 Mars 2011, 23:30pm

Catégories : #TOF' la pastiche!

En rebond au "détournement" de la chanson de Juliette "Mes rimes féminines" (ICI) par l'amie Sophie Lucide (ICI).

 

Mes fées, mes rimes

 

J’suis pas du genr’ à r’voir mes gammes
Ni l’dimanche ni quand j’me sens femme
François au pan t’es « On » lucide
Z’êtes qu’une band’ de bibliophiles
Notez c’est toujours mieux qu’la fiente
Chiadée par des ombres errantes.
En ce moment j’bouff’ des marâtres
Qui m’fil’ l’oracl’, des plaqu’ rougeâtres
Les plans d’ma vie se rembobinent
A mon jeune âge, ça m’assassine!

 

A Hélène et même Agrippine
Vous êtes mes fées et mes rimes
Ma Marylin,
Ma Sarcastine
Et mes bouffées de Naphtaline.

 

C’est sûr ça vous sort pas des selles
Ca vous fait pas pousser des ailes
Belle Isabelle
Hue père et mêle
Toute la grâc’ des Asphodel.

 

J’m'identifie face à la glace
Féminisé, j’effac’ mes traces
Les princesses grasses
Les dédicaces
Ca me fait choir dans des crevasses.

 

Un brin vaurien, je vous suis cher
Ca ne vaut rien si j’oblitère
Ecorché de vos quintessances
J’m'en remets à votre élégance.

 

Insurgez-vous de mon trépas
Ne sombrez pas dans la nikpa
D’Emily à
Virginia
Sans citer Nietzsche, mais j’en fais cas.

 

C’est bon ça y est là j’me sens prêt
Homo ecce, infans excès
Mes fées d’orfraie:
Erinnis et
Le « psychologue » Michel Onfray.

 

Un jour d’Infans cher Peter-Pan
Dans l’amour des commencements
Pontalis en
Maître passant
Et m’en aller aux quatre Vian.

 

Moins sombre qu’un odieux café:
Le bien-aimé Salah Stétié
Rimbaud l’ancré
Ressuscité
Dormant damné, pas condamné!

 

L’oeil alerte sur quelque dandy
Un leurre en mal de grain d’génie
Rêver Füssli
Goya, Dali
Et jusqu’à Leonor Fini.

 

J’ai jamais chanté Douce France
Car là brunit toute la Rance
Mais je pourrais la nuit si j’ose
Vous chantonner mon overdose.

 

Entre une tisane à la sarriette
Et l’heure fatidiqu’ de la sieste
Mon coeur s’arrête
Sur Juliette Gréc’
En cas d’ abîme , Rilke c’est le nec.

 

Introverti dans mon scaphandre
Où des petits cadavres pendent
Antonin hante,
Ylang-ylang
J’tent’rais bien d’remonter la pente.

 

Les fées jadis ancrées au coeur
Ont succombé à mes humeurs
Gueule de tracteur
Afraid Krueger
Bioman et les Ghostbusters.

 

Au détour d’mon armoire à moires
J’en pince pour un conte d’Edgar
Puis au hasard,
Pascal Quignard
Rendez-vous Melancolic Square.

 

Je vous offrirais tout: mes pores
Mes crépuscules et mes aurores
Mon livre d’or
Mon Maldoror
Mais pas Patrick Poivre d’Arvor! :-P

 

Milou en mars, voilà qu’il caille
Moi, le ténu, la langue en braille
Michaux mitraille
L’Oeil en Bataille
Et toi viens qu’j’ t’attrape, canaille!

 

C’est le printemps, sortez les gouges
Et qu’on asperge nos yeux rouges
Personne ne bouge
Et Lune est Louve
Moi son petit cicéron rouge.

 

Veuillez m’occire sur la matrice
Avez-vous lu l’bonheur des tristes?
Ils réfléchissent
En leur iris
Aux sept chakras d’Isis.

 

Un Oeuf un rêve et de l’ivresse
L’instant est loge de la paresse
J’confirme Hesse,
Sans empresse
La vie jalousée par l’ascèse.

 

Un jour je serai peau de l’air
Squame s’affranchissant du nerf
Tue-le-père
Freud est fier
L’étranger aux lettres chères.

 

Les thaumaturges auraient l’ouïe fine
Ne grisez pas mon albumine!
Au temps de Mafalda
J’en ai connu des rats!
« Je suis vieille et je vous encule »
Chante Brigitte la libellule
Comme quoi la grande vigueur des bêtes
Ne s’mesure pas à leur quéquête
On mang’ra tous par les racines
Les pissenlits qu’on vous blédine
Macérés dans des tonnes d’urine
De Platon jusqu’à Holderlin
Mes fées, l’usine
Tombe en abîme
Les souvenirs tambourinent…
Je suis en fouine
Je fais mes rimes
Entre deux sauts d’alsine
J’peaufine mes proses androgynes
Anodines
Alabandines
Mes fées, c’est mon alumine.

 

 

T. 

Ecrit le 27/03/2011

 

 

* Merci à Sophie Lucide de m'avoir permis de découvrir cette belle chanson d'une Juliette au top de sa forme !

 

Commenter cet article

librellule 06/06/2011 00:13



"Sophie Lucide"


je suis allée jeter mes deux yeux dans son étant et j'y reviendrai.


Merci pour le lien.



Librellule à tête de chat 30/04/2011 20:34



Mais qu'est-ce qui me plait en fait dans vos textes qui ne sont pas forcément joyeux?


 


Le rythme... l'assemblage des mots... leurs unions paraissant invraissemblables...leur intelligence sans doute...les uppercuts...la vitalité... les instincts de vie ou de vivacité.. la
transcendance des instincts de mort, enfin, je crois.


 


Au plaisir de vous lire et relire



EnfantdeNovembre 01/05/2011 14:30



Lu vos messages ce matin, un vrai chemin pour parvenir jusqu'à vous... Je vous suggère aussi le premier "détournement" imaginé par Sophie Lucide: http://tof-enfantdenovembre.over-blog.com/ext/http://www.sophielucide.com/archives/1308 Un grand
merci!



Librellule à tête de chat 30/04/2011 20:28



Vieille, vieille, c'est vite dit. pardon! je l'ai pris pour moi...



Librellule à tête de chat 30/04/2011 20:27



Les références littéraires  s'y fondent élégamment si je puis dire



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