Se situer dans la position mortifère d’être à deux doigts d’un élan tout en s’en privant, en raison de l’éternelle culpabilité conne que je ressens, en raison d’une fatigue que je me prive de
vouloir ressentir, en raison de mon corps trop allongé.
L’ « élan mortifère » mûrit dans la tête, murmure ses intentions, et se mure dans la retenue.
Un élan véritable ne se pense pas, ne se réfléchit pas, ne se calcule pas, car c’est dans la spontanéité enthousiaste qu’il s’affirme. Le corps doit être disponible pour cet élan; l’esprit, lui,
doit se faire tout petit.
Car c’est avec un esprit endormi que je puis accéder à l’esprit de l’élan, et stimuler alors un élan de l’esprit.
On accélère. Jusqu’au point
anti-g.
Je marche, léger, portant des poids sur les épaules comme une plume sur ma main. Je papillonne, et m’invente des ailes. Mais lorsque je sens que je m’envole, je me sens haut et si petit; je ressens
le Vertige.
Qui me fait retomber tout droit les pieds sur terre, parfois sous terre, et quelques bribes de ma tête restées accrochées aux étoiles.
Fichtre ! j'élargis mon vocabulaire comme j'élargis mes horizons.