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Enfant de Novembre

Enfant de Novembre

Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.


Chair...

Publié par EnfantdeNovembre sur 27 Janvier 2009, 11:08am

Catégories : #Brèves de Tof'

Chair,

Du silence, je veux bien, je l'aime bien, mais en océan, je perds pieds.
Ta consistance me comble, pleine d'encombres et d'ombres, avec ce mince filet de lumière qui se trouve quelque part sur un axe reliant étrangement mes zones érogènes au noyau de mes pupilles. Ca brille...

Je comprends tes engagements préoccupés d'abord par tes pulsions, voire, si je suis indulgent, tes inspirations.
Mais que fais-tu?
Je ne te vois pas.
Es-tu foetus? Le fais-tu, ça?
Tu n'as plus assez d'encre pour m'écrire, ton nombril est sec?
Furieuses cérémonies de jadis, te rappelles-tu, lorsque nous allions le long des hallucinations ombragées, au bout desquelles se trouvait un trou, et que l'on se murmurait des insanités pas sataniques mais assez orchidéennes pour nous en émouvoir dans le sourire le plus large possible?
Tu aimais, toi, corps en chair, corps serre-nerfs, nos chutes dans les précipices.
Me précipites-tu encore?

"Productivité poétique des psychoses naissantes"... voilà ce qui ne t'anime pas assez!
J'ai à t'empsychoter ton intérieur, trop emberlificoté dans les codes et détricoté par l'usure des mêmes répétitismes.
Ca s'enrouille, on s'embrouille, même ta bouille court bouillon!

N'es-tu que sang, chair-nerfs?
A l'orée charnière
de mes divagations, nul ne répond.

Ta culture s'ankylose, ce corps-chose, toujours les mêmes formes, les mêmes déformations. L'un ou l'une, les divergences si répétitives finissent par en être des banalités consternantes.
Je te préfère en lithographie, en litote graphique, greffée dans ma glotte. Pas d'pote, j'papotte avec le temps. Mais trop pressé, trop près d'ses fesses!

La queue inactive mais sur ses gardes, toujours, défie le démonisme du temps, l'hédonisme contrariant.
Et pis cure de tant de considérations métaphysiques, mon spectre voit large, et brille de mille feux lorsqu'il se fait déterrer par une main si gracile. Oups!
Grâcieuse!


Comme toi, ma chair...

Toutes mes considérations déglinguées


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Jean Botquin 31/01/2009 12:48

Que serions-nous sans nos divaguations poétiques et nos réflexions d'âmes en sursis et de corps délétères ?

eva baila 28/01/2009 23:12

L'humour, l'auto-ironie, politesse du désespoir (disait je ne sais-plus-qui).
Elégance des mots et virtuosité...
Amitiés. eva.

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