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Photo (fond): Aline L.
Photomontage: Christophe M.


Y’a pas d’mystère
S’il faut qu’je vive
Il faut qu’je m’aime
Prendre un peu l’air
Sur d’autres rives
Loin de moi-même
Faut qu’je me r’trouve
Il faut que je m’y retrouve
Un courant d’air
Sur mon EGO
Il faut qu’il éternue!
Et sans faux airs
Faut qu’j’reste au chaud
A flatter mes vertus
Mais j’crois qu’j’en ai pas
Il faut que je m’aime comme ça…
Faut qu’je m’aime
Faut qu’je m’aime
Ça peut poser problème
Mais j’affronte le dilemme
Faut qu’je m’aime
Faut qu’je m’aime
D’abord m’aimer moi-même
Pour que j’en sème…
de l’amour!
Y’a pas d’mystère
S’il faut qu’je m’aime
Il faut qu’je vive
C’est pas l’désert
Y’en a qui m’aiment
D’autres qui m’dérivent
Faut qu’j’prenne du recul
Faut qu’j’fasse éclater ma bulle…
Paroles et photo: Christophe M.
in "Egographie" - 2004
© 2008 - TOF'EnfantdeNovembre
Mais que se passe-t-il sous ces paupières d’enfants
Quels rêves, quels troubles s’affrontent tout dedans
Comment faire exprimer l’autre quand il se ploie
Quand il se noie
Mais surtout,surtout: Comment nous exprimer nous-mêmes face à « ça »?
Long refus d’un enfant inadapté
Pour lui, les spirales de ses cahiers
Sont des menottes qui l’ont enchaîné
Absence, dis-moi c’est quand qu’elle revient, maman?
La revoir à l’aube de son automne vieillissant
Ne jamais plus la voir
Ne plus jamais la voir
Long silence d’un ego tourmenté
Turbulences annoncées, précipitées
En décadence, en cas de danse … improvisée…
Dis, que se passe-t-il sous ces paupières d’enfants?
Quels sons, quels trous, un trauma grandissant
Comme en cas de doute, demandez l’avis…
D’mandez la vie
Et surtout, surtout: d’mandez l’programme, c’est gratuit!
On vous y annonce que les oies sont d’orties
Que les crécelles ont les mam’lons drôl’ ment durcis
Et que les Vierges se sont rendormies
On vous y annonce même que les chrétiens ont flippé
Lorsque des crétins ont clamé: « Dieu est mort, dieu s’est fait tuer!! »
Moi, sous mes paupières encore d’enfant
Mais plus tout à fait vraiment
Il y a des étincelles qui brillent par sursauts
Des fenêtr’ entrouvertes incitant au grand saut
Sous mes paupières, ce même ton lancinant
D’un rouge bleu-nuit qui me charme en cillant
Silence, dis-moi c’est quand qu’j’les revois mes amis?
A la dure loi du temps lui ont-ils obéie?
On compte plus les oublis
Au point qu’on les oublie
Longue errance d’un moi qu’on terrorise
Puis qu’on psychanalyse
On s’offre une danse… qu’on improvise…
Dis, que se cache-t-il sous ces paupières d’enfants?
Qu’en restera-t-il quand ils seront grands?
Comment savoir, au fond on s’enfloue
Tout est fou!
Et surtout, surtout: que restera-t-il de nous?
(On s’en fout!)
On ne deviendra que des restes d’orties piétinées
Que des crécelles qui se seront trop fait baiser!
Juste des cierges éteints, enterrés
On ne deviendra que ce que l’ « on » aura voulu que l’on devienne
Et lorsque des crétins bafoueront nos vies, nous répondrons « amen »
Ou encore « on vous aime »
Alors surtout, surtout: demandez l’quotidien!
On vous y annonce que demain
On déballe le grand cirque pour petits et plus grands
On annonce la fureur… de l’éternuement…(?)
On annoncerait même un bouquet final
Un festival de proses, un concert de dédales
Des lancers de vers enflammés
D’épanchements et de chairs consumées
Si t'es d'humeur guerrière, aventurière
Avec ou sans far à paupières
C'est pas l'far-west qu'on te propose
Allez, vas-y, éternue si tu l'oses
(autrement dit: saute si tu l'oses, vous l'aurez compris...)
Alors c’est ça, sous tes paupières à toi? …
Dis-moi, y’a quoi, toi, sous tes paupières?
>Photomontage: Christophe M.
Texte retenu pour le magasine "La rumeur de l'éternuement"
Editions Le Plum'Art - Décembre 2008
Hélène
Hélène
Pivot central
De ma vie sentimentale
J’ai 7 et 8 ans
Anamoureusement
Hélène
Noyau du cœur
Et tourmente à l’intérieur
C’est du blood and tear
Sous mes yeux de martyr
Hélène
Me revient dans mes rêves
Sans souffle d’une trêve
Haleine
A perdre, à retrouver
Un sentiment premier
Hélène
Ange à faire mon chaos
Un réveil en sursaut
Et l’aine
A caresser la nuit
Volupté au fond… du puits
Hélène
A-cérébral
J’scande un hymne en un scandale
Je n’ai plus 8 ans
Souffle d’un autre vent
Hélène
M’endimancher
D’un moi capilotracté
C’est du baume à m’offrir
Le renouveau d’un sourire
Paroles: TOF'EnfantdeNovembre
Edition: Le Plum'ArT - 2008
Extrait du magasine "La fureur de l'éternuement"
Retrouvez le premier numéro de "La fureur de l'éternuement", le magasine du Plum'ArT, collectif d'auteurs qui se retrouvent quotidiennement pour partager leur passion commune: l'écriture.
Pour télécharger le magasine, c'est ici:
ou
"L'amour est extase, mais aussi tourment.
L'amitié, en revanche, a horreur de la souffrance. "
Francesco Alberoni, "L'amitié"
L'amitié est-elle une forme d'amour? Comment naît-elle? Pourquoi ne s'ennuie-t-on jamais avec un ami? L'amour et l'amitié peuvent-ils coexister?
Un amour défunt peut-il se transformer en amitié? L'amitié peut-elle entraîner la jalousie? Quels sont les ennemis de l'amitié? A-t-elle un avenir dans un monde dominé par les relations
d'intérêt?
Exalté par Montaigne, nié par Proust, quelle est la vraie nature de ce sentiment d'attachement réciproque qui ne se fonde ni sur les liens du sang ni sur l'attrait sexuel?
"Un ami est celui qui me rend justice au sens
profond et fondamental du terme. "
Parce qu'ils donnent à chacun l'impression de s'adresser intimement à lui, les traités de Francesco Alberoni
sont devenus les livres de chevet d'un très nombreux public. Après l'immense succès du "Choc amoureux", le plus clair et le plus brillant des psychosociologues nous dit tout sur l'amitié, pour
nous aider à mieux comprendre notre propre vie.
« Un seul être vous manque,
et tout est dépeuplé."
Francesco Alberoni, « Le choc amoureux »

"On l'espère, on le subit, on le pleure... On ne l'explique pas. Comment
naît l'amour? Pourquoi tombe-t-on amoureux? L'amour est-il une révolution? Peut-on être amoureux de deux personnes à la fois? A ces questions, Francesco Alberoni répond par deux mots: l'amour
naissant, 'l'innamoramento" italien. L'étincelle dans la grisaille quotidienne, l'ouverture joyeuse au monde. Le bonheur mêlé d'inquiétude parce qu'on ignore si ce sentiment est
partagé. Le moment exquis où tout est encore possible. Un état transitoire qui débouche parfois sur l'amour. Un phénomène comparable aux mouvements collectifs
révolutionnaires..."
"Qu'est-ce que tomber amoureux? C'est l'état naissant d'un mouvement collectif à deux..."
Italien, Francesco Alberoni est né en 1929. Chercheur spécialisé dans l'étude
des émotions collectives et des sentiments humains, il enseigne la psycho-sociologie à l'université de Milan. Ses célèbres essais, comme Le choc amoureux (1979), L'érotisme,
L'amitié, Le vol nuptial, La morale, ont été traduits dans dix-huit langues. Il collabore également au prestigieux quotidien milanais Il Corriere della Sera.
Il aborde l'état amoureux d'une manière jusqu'alors jamais vue, que ce soit en sociologie, en psychologie, et même dans l'art. Un livre qui, une fois lu, devient indispensable...
A suivre: L'amitié...
Caspar David Friedrich, Voyageur au-dessus de la mer de nuages, 1818.
« Le besoin nous contraint à un travail dont le produit sert à satisfaire le besoin ; la renaissance perpétuelle des besoins nous accoutume au travail. Mais dans les intervalles où les besoins
sont satisfaits et pour ainsi dire endormis, c'est l'ennui qui nous prend.
Qu'est-ce que l'ennui ? L'habitude du travail elle-même, qui se fait maintenant sentir sous forme de besoin nouveau et surajouté ; il sera d'autant plus fort que sera plus forte l'habitude de
travailler, qu'aura peut-être été plus forte aussi la souffrance causée par les besoins. Pour échapper à l'ennui, l'homme, ou bien travaille au-delà de ce qu'exigent ses besoins normaux, ou bien
il invente le jeu, c'est-à-dire le travail qui n'est plus destiné à satisfaire aucun autre besoin que celui du travail pour lui-même. Celui que le jeu finit par blaser et qui n'a aucune raison de
travailler du fait des besoins nouveaux, il arrive que le désir le saisisse d'un troisième état qui serait au jeu ce que planer est à danser, ce que danser est à marcher, un état de félicité
tranquille dans le mouvement : c'est la vision que se font artistes et philosophes du bonheur. »
Nietzsche, "Humain, trop humain"
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Coup de coeur pour un artiste breton alors que j'avais 17 ou 18 ans, au Musée des Beaux-Arts de Quimper...
Yann Dargent, "Les lavandières de la nuit", 1861
Yann Dargent est l'un des rares peintres léonards de son siècle.
Remarqué par Théophile Gauthier, en 1861, Yann Dargent se lie ensuite d'amitié avec Gustave Doré, qui vient de publier la "Divine Comédie".
Il est fortement marqué par les légendes de son enfance, et son tableau en est l'une des illustrations. Il aborde des thèmes aussi divers que la nature, les contes pour enfants, la vulgarisation
scientifique ou encore la vie des saints.
Il meurt le 19 novembre 1899 à Paris et est enterré à Saint Servais. (Novembre me poursuit, et je ne compte plus tous ces artistes, que ce soit dans la peinture, dans la musique ou dans la
poésie, qui ont quitté notre monde en plein coeur de ce mois qui m'a fait).
Pour en savoir plus sur l'artiste, voici un lien:
link
"L'histoire posthume de Yann Dargent est un événement sans pareil qui lui valut une notoriété superieure à celle qu'il connut au cours de son existence !
En effet , peu avant sa mort, Yann Dargent, agonisant, exprima deux souhaits :
-être enterré à Saint-Servais, ce qui ne posa aucun problème.
-mais il désira également que sa tête rejoigne les ossements de sa mère et de ses grands-parents dans l'ossuaire, ce qui était une pratique courante à cette époque. Pour cela, les descendants
devaient attendre un délai de cinq ans.
Le 8 octobre 1907, Ernest Yann Dargent fait ouvrir le cercueil de l'artiste afin de procéder à la cérémonie en présence de l'abbé Guivarc'h. Mais après huit ans le corps de Yann Dargent est
encore intact ! L'abbé est obligé de trancher la tête de l'artiste..." (lire la suite dans le lien ci-dessus).
Photo: Christophe M.
Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison;
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté,
Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;
L'Erèbe les eut pris pour ses courriers funèbres;
S'ils pouvaient au sevrage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques,
Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.
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