*
Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.
Pour revenir au point de départ du LabyrinToF', passez par le point central, sorte d' "épicentre"-refuge:
Le Site de ToF' ,

Photo (fond): Aline L.
Photomontage: Christophe M.


Merci à Ernesto Gall
Et à une certaine Laety
Qu’est-ce qui m’bousille l’intellect
J’ai la clairvoyance d’un insecte
Cette putain d’jalousie qu’je déteste
Mais quand j’aime, j’y succombe
Pire qu’un pied dans la tombe
Il paraît qu’ c’est la vie…
C’est qu’ j’ai des papillons dans le ventre
Des papillons dans le ventre
C’est Ernesto qui me l’a dit
Qu’est-ce qui m’saccage mes idées
J’ai des tendances à hésiter
J’suis pas pour la fidélité
Mais quand j’aime, j’m’y résous
Certitudes au fond du trou
Il paraît qu’ c’est la vie…
C’est qu’ j’ai des papillons dans le ventre
Des papillons dans le ventre
C’est Ernesto qui me l’a dit
De quelle couleur sont les papillons
J’ai pas vu v’nir les chrysalides
C’est qu’ j’ai tendance à de’vnir con
Lucidité au bord du vide
J’ai l’sentiment un peu abscons
Il paraît qu’ c’est la vie…
Moi j’ai des papillons dans le ventre
Des papillons qui m’éventrent
C’est Ernesto qui me l’a dit
J’ai des papillons dans le ventre
J’sais pas c’que j’ai dans l’cœur
Mais si les papillons m’éventrent
Moi, l’eau de rose m’écoeure
Appel aux papillons:
Laissez couler mon eau de vie
Alors ensemble, nous volerons…
J’ai des papillons dans le cœur
C’est Ernesto qui me l’a dit.
Leonor Fini, "Sommeil dans un jardin"
A l'ombre de l'aube, en tête à tête avec la sensualité, je me suis mis à rêver.
Le regard inquiétant des enfants justiciers ne devait pas m'effrayer.
Pour m'apaiser, je fais de la balançoire.
Et puis j'ai regardé Ea, qui me fait penser à ma grand-mère. Mamie est spécialiste en basse-couture, elle aussi. Mais rien à faire, je suis comme ça: toujours un peu ce reflet du bout du monde,
le reflet inquiétant de mes jours sang.
Une vision rouge. J'outre-songe.
C'est ainsi que j'attends la passagère, si belle la rose au bout des doigts, la lumière dans l'autre main.
Je vois d'ici les soeurs jalouses!
Elles ont une grande curiosité. Euphémisme. Curiosité pour rien.
Certains jours, j'ai dans la tête des rêves d'Asphodel. Des rêves qui changent d'un jour à l'autre.
Du bout de mes métamorphoses équivoques, je sommeille dans un jardin.
Fuir l'angoisse du Sphinx-Squelette, entre les mémoires de fragments passés.
Je suis un passager, un voyageur en repos du dimanche après-midi.
Entre Gorgonne et les Amies.
Ce soir, mon âme est Volens Nolens. Demain, promis, je m'enroule dans mon silence.
Leonor Fini, "La passagère"
Leonor
Fini, "Asphodel"
La Loire agitée, mes cousines et moi avions du mal à maîtriser la barre sur le bateau. On était sur le fleuve au niveau du centre-ville, mais on s'y sentait comme en pleine mer. Les vagues
étaient trop fortes, la tempête trop vive, on est tombés. Sous les yeux amusés des gens qui fêtaient la nouvelle année et qui nous regardaient avec moquerie, nous sommes revenus à la nage sur la
terre humide de pluie et de champagne.
Autre lieu: une école, des personnes connues dans le passé côtoient celles du présent. Mon portable vibre, j'ai répondu, c'était S. Je n'arrivais pas à y croire. Soudain, elle est apparue
entourée d'autres femmes. J'étais tout aussi mélancolique qu'émerveillé. Je l'ai appelée, surpassant mes peurs. Elle m'a souri. Puis plus rien. J'ai pas compris. Je voulais lui dire l'amour.
L'amour. Pour oublier, j'ai joué au loup avec les enfants. La femme, S, était déjà loin...
Je me suis ensuite retrouvé dans un foyer inconnu mais avec une famille connue, trop connue. Après une mise au point avec mon père, avec ma mère -des traumas à régler une bonne fois pour toutes-
, Arthur m'attendait derrière un mur de la salle à manger. Arthur! Rimbaud, quoi! On est devenus "amis" sur Facebook. Il m'a attiré vers lui, m'a pris la bouche. J'étais fébrile. J'ai jamais fait
ça avec un garçon. Puis il m'a proposé d'autres choses. On est sortis pour descendre à la cave. Il était beau. C'est Rimbaud. Mais on n'est jamais arrivé à la cave.
On s'est retrouvés coincés entre ma mère, ma soeur excitée et une enfant déprimée pour un pique-nique dans un parc. Bizarre!
Avant d'y aller, j'ai mis deux aigles et Rimbaud dans mon sac à dos.
Au parc, on a mangé de fades sandwichs. Une plume volettait au vent. J'ai ouvert mon sac, les deux aigles se sont envolés d'un jet, tout droit vers le haut, comme des pics, la liberté toujours
plus haut. J'ai oublié Rimbaud, il est resté dans mon sac à dos.
Soudain, des enfants se sont mis à crier en regardant vers le ciel. J'ai levé la tête dans un mouvement de ralenti.
Stupeur!
Une colonie de 15 scorpions géants plombaient le ciel, volaient lentement, alourdis par leur poids. Ils semblaient migrer pour d'autres cieux. Ils ont disparu. Je suis parti.
Ma vie à l’horizontale
Blottie dans des cendres d’opale
Les mêmes démons qui me traquent
Sous ma surface opaque
Briser la verticale
Crampes au cœur, corps transversal
Couvé par des chants élégiaques
D’autres ont tourné casaque
Ma vie à l’horizontale
Ce soir s’endormira sous les voiles
Le silence alors répondra
Au tien qui lie mes bras
Tomber la verticale
Chaos du cœur aux cervicales
Chu dans mes ténèbres hantées
Je ne veux plus parler
Ô Horizon pâle
Peuplé d’ombres égorgées
Vois comme il s’étale
Et si peu hospitalier
Rien à l’horizon
Le même trou infini
Suant d’une oraison
Dressée tout au bout de ma vie
Ma vie à l’horizon sale
Fragile et sous la diagonale
Les mêmes mots qui se répètent
Chant-d’enfant qui s’entête
Vertige vertical
Sonner l’heure, et clore l’ombilical
Je t’offrirai mon épiTof’
A toi, ma Lune, qui m’encoffres
Ô Horizon pâle
Dédale d’ombres qu’assènent
Les peurs pyramidales
Qui coulent dans mes veines
Rien à l’horizon
Le même vide infini
Parfois troublé d’un son
Celui qui fit naître ma vie.
T_T
Une poésie que je dédie à S...., "lune" de mes soirs de décembre...
Jamais fuir la douleur
Apprivoiser peurs et terreurs
Il y a comme du plaisir
Dans les minuits de l’âme
Autant que le déplaisir
Le bonheur est une femme
… Un enivrement…
Je suis ton frère, Bonheur
Dit le très fier Malheur
Je suis sourire au cœur
Comme je suis larme à l’œil
Nous grandirons ensemble
Des semences jusqu’aux cendres
'Prendrons de la hauteur
De vertige et de peur
Un sentiment d’existence
A vivre, guerre et paix
Dans de nouvelles danses
En connaître les aspects
Embrasser la douleur
Enlaçant la lueur
Je me nourris des tempêtes
Dans les minuits de l’âme
Autant que des heur’ de fête
Qui élèvent ma flamme
… Un enivrement…
Je suis « Amor fati »
Un grand désir de vie
Je suis lune de nuit
Comme je suis maladie
Nous inventerons ensemble *
Poètes qui se rassemblent
Nous-mêmes notre existence
Et de nouvelles danses
Un sentiment d’infini
A vivre, à ressentir
Loin de ce qui se liquéfie
Et qui pourrait nous faire mourir.
Je vis en un lieu limité
Peuplé d'petites infinités
Je bois dans un verre cassé
Au goût d'la crainte de saigner
Je suis comme un peuplier sous la rosée
A me secouer, tu risqu' de t'arroser
De mes larmes
De mes larmes
Je vois en toi une douce possibilité
Pourvue d'impasses à surmonter
J'm'arrête sur un verbe oté
J'me brûle le coeur à m'éloigner
Je suis comme une insouciance perdue dans l'ombre
Perchée au bord du côté sombre
De ton charme
De ton charme
Je bois dans un verre cassé
J'm'arrête sur un verbe oté
Entre mes larmes
Et ton charme
Entre mes larmes
Et ton charme
Entre mes larmes
Et ton charme
Photo extraite du site http://cie-echappee-belle.spaces.live.com/
Derniers Commentaires