*
Bienvenue sur le blog de ToF', une escale dans sa balade labyrinthique.
Pour revenir au point de départ du LabyrinToF', passez par le point central, sorte d' "épicentre"-refuge:
Le Site de ToF' ,

Photo (fond): Aline L.
Photomontage: Christophe M.


Aucune raison de le nier: à l'évidence, tu es timide.
Cet état de fait, cet état d'être, ne provoque chez toi aucune complexité; tu ne culpabilises pas d'être timide. Il peut t'arriver, néanmoins, de t'en vouloir, de t'engueuler -tu n'engueules que
toi, d'ailleurs-, lorsque tu t'imagines être quelqu'un d'autre, ou plus précisément lorsque tu t'attribues une imaginaire qualité qui se situe aux antipodes de la timidité, comme l'excentricité
par exemple, ou l'insouciance extrême.
Mais ta timidité ne te heurte pas, dans la mesure où tu es chaque fois sensible à celle de l'autre. Elle ne te pose pas de problème particulier, hormis peut-être cette crainte de la voir
dégénérer et muer en phobie sociale, comme une larve sereine muerait en éponge pétrifiée. La frontière est parfois mince, et il est possible d'en constater les révélateurs, voire les prémisses, à
l'occasion de situations particulières, de contextes impressionnants.
Par ailleurs, tu ne supportes ta timidité, qui n'est en l'occurrence pas un fardeau, que par une "qualité" qui la nuance: le goût d'en rire. Le timide, lucide de sa timidité et disposé à en rire,
comprend que sous cet aspect-là des choses, la culpabilité due à l'absence d'excentricité ou même de charisme peut s'envoler en fumée.
Et se déclenche, au moment des orages, un éclair que surpasse l'écho d'un rire particulier: le rire du timide.
CIEL DE BRUMES, COULEURS DE PLUIE
Le spleen des orages plutoniens
Ecrit par ToF' & Maria Ivaldi
Ciel de brumes, couleurs de pluie,
Un parfum d'illusions plane
Tamisez l'or en cent bougies
Je souffle l'or dessus ta flamme
Lune qu'allume ce que je suis
Un destin froissé dans le crâne
Ombragez l'or de mille nuits
Je rêve encore aux éclats d'âme
Cottage éclair, lueurs diffuses
Des gouttes bleues sur les feuillages
Je berce tes larmes confuses
Sulfurez l'or de nos orages
Dune diurne, un peu intruse
Car l'océan est marécage
Je souffle si fort pour qu'infuse
Mon morne automne au fil des pages
Lune qu'allume l'âme étrangère
Un destin gris sur la falaise
Irradiez l'or sur les paupières
Je rêve encore de nos malaises
Poser mes doutes sur l'étagère
Et ma vie entre parenthèses
Couché entre pierres et poussières
L'âme trônant sur la cimaise
Minuit meurt sur mon coeur éventré
Cottage obscur, landes fugaces
Lanternes éteintes à l'entrée
Irriguez l'or en rage lasse .
Par Aziyadé et
Tof’EnfantdeNovembre
Pastiche de « Je m’appelle Jane » duo Mickey3D Jane Birkin
- Dis Azi, c'est quoi cette manie d'aimer qu'tu as et qui te rend si sympathique?
-
C’est l’accent arabique
- Dis Azi, qu'est-ce que tu vas
faire à Sidi Ifni si c'est pour être aussi mélancolique?
- C’est l’appel du
muezzin
- Dis Azi, c'est quand que tu vas le terminer ce
fameux Puzzle?
- Jamais c’est l’encre de ma mine
- Dis Azi, c'est quoi c'bel avatar si flou où on voit même pas ta
gueule?
- C’est pour faire ma maligne
J'm'appelle Azi et je t'emmerde
Toi tu ne t'appelles pas Loti
Tu t'appelles Tof', j't'emmerde
Moi je ne suis pas d'novembre
- Dis Azi, pourquoi es-tu si douce et si attentionnée avec les p'tits enfants?
- C’est
que j’aime leur musique
- Dis Azi, pourquoi as-tu
tell'ment besoin de cet univers échappé?
- C’est parce que c’est mon
île
- Dis Azi, pourquoi ton nouvel atlas est-il si
sentimental?
- C’est le fruit d’une idylle
- Dis Azi, pourquoi toi t'as besoin d'une clope pour ravaler tes
larmes?
- Essaye tu verras c’est facile
J'm'appelle Azi et je t'emmerde
Toi tu ne t'appelles pas Loti
Tu t'appelles Tof', j't'emmerde
Moi je ne suis pas d'novembre
J'm'appelle Azi et je t'emmerde
Toi tu ne t'appelles pas Loti
Tu t'appelles Tof', j't'emmerde
Moi je ne suis pas d'novembre .
La vidéo de la chanson originale:
Découvrez l'album de Cally Méreaux, largement orienté MAO (Musique assistée par ordinateur)...
Cally y a inclus la première version sonore de "L'Oeuf".
Sans tergiverser une larme
Je préserve mes prises de position
D'un masque qui, moi-même, me désarme
Et auquel nul ne répond.
À certaines heures, je me recentre
Mis hors du monde, jugé reclus
Mais tout ermite siège au centre
Et je m'efface, profitant d'un reflux.
J'erre entre les failles d'une enfance inachevée
J'attends que la pluie se remette à tomber
Car cest comme ça que je vis:
Automnément
Malgré l'aube oppressée
Mes solitudes, insultées
« Toi, pauvre traînée!
Ta raison dêtre est surannée! »
Je sculpte une oeuvre: mon Quotidien
Autour de ce besoin dêtre un
Mais dont l'absence d'une étreinte
Fait choir l'oeuvre sur les plinthes
...Dont l'absence dune étreinte
D'emblée rend mon oeuvre défunte...
Je m'engloutis au fond d'mes thébaïdes
Et me replie, foetus ou chrysalide
Car cest comme ça que je vis:
Automnément
***
Lire le poème en entier ici:
Automnément
J'ai l'oeil-automne...
Certains de mes textes l'attendaient avec un espoir tenace, l'un d'eux aura eu raison, et les autres sont amenés à ne pas se décourager.
L'heureux Oeuf qui, un beau jour d'hiver, sortit de son tiroir-poule pour aller
déambuler sur la place publique, recueillit certaines faveurs qui lui paraissaient bien étranges. Puis le temps ne lle recouvRe que de peu de poussières, une âme "bienveillante" (terme que
je n'emploie que rarement et avec parcimonie) venant, en son temps, chaque fois l'astiquer un peu au plum...eau.
Aujourd'hui, L'Oeuf se met à danser, vibrer, et mue en Oeuf musical... Il se sent pousser des ailes, la coquille déploie son yin et son yang... Cally Mereaux ose le Mix, bat le blanc et le
jaune, et voici ce que ça donne:
L'Oeuf , CallyMereaux'sMix ,
2009
Une seconde version est envisagée, tout dépend des cordes vocales du p'tit coq de novembre qui a pondu cet Oeuf un soir d'automne très... volaille volatile ;)
A l'occasion de cet improbable labyrinthe qui se dessine dans ma tête, et qui n'en finit pas d'éveiller ma propre curiosité, je tenais, sans m'en gargariser, à faire partager ces petites
intentions qui me sont parvenues, ces ressentis suite à leur visite au LabyrinToF'.
J'en profite pour remercier les vagabonds venus errer jusqu'à l' Espace commentaire du labyrinthe, et dont j'ai lu avec attention et plaisir les réactions;)
*** Tout droit sorti de l'Oeuf de mon amie Cally Méreaux, ce que j'ai d'emblée appelé "l'atome phasmique" vient se calquer sur mon "Petit phasme", un de mes "Petits Contes de l'AposToF' " (dont certains ne sont toujours pas publiés à ce jour, afin de préserver le projet qui mûrit
intérieurement...)
Merci à Cally pour cette illustration vraiment... atomique!
Derniers Commentaires